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UFP rapport IGE : l’UFP exige une vraie reddition des comptes en Mauritanie

Réaction de l'Union des Forces de Progrès (UFP) au rapport 2024-2025 de l'IGE : l'UFP appelle à des sanctions effectives, au contrôle des secteurs stratégiques et à inscrire la bonne gouvernance au Dialogue national.

UFP rapport IGE

Déclaration de l’UFP sur le rapport de l’IGE : Exigence de transparence et de reddition des comptes

Suite à la publication du rapport de l’IGE (2024-2025) révélant 2,375 milliards d’ouguiyas d’irrégularités, l’UFP salue une avance en matière de transparence mais exige des suites judiciaires et administratives effectives ainsi qu’un contrôle renforcé des secteurs.

DÉCLARATION À PROPOS DU DERNIER RAPPORT DE L’IGE

La publication du rapport de l’Inspection générale d’État relatif aux exercices 2024-2025 constitue une avancée importante en matière de transparence de la gestion publique. Après la publication récente du rapport de la Cour des comptes, elle traduit une prise en compte croissante des attentes de l’opinion en matière de lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance.

Selon les éléments rendus publics, les contrôles effectués font apparaître un impact financier global des irrégularités évalué à 2,375 milliards d’ouguiyas nouvelles sur 32,8 milliards audités. Le rapport fait également état de sanctions administratives, de transmissions de dossiers à la Cour des comptes et au Parquet, de sommes reversées au Trésor et de nombreuses recommandations adressées aux administrations concernées.

Pour l’Union des Forces de Progrès, la publication de ces données est positive, mais elle ne suffit pas. La question essentielle est désormais celle des suites effectivement données aux constatations de l’IGE.

Les citoyens doivent pouvoir connaître, dans le respect de la présomption d’innocence et des droits de la défense, les institutions contrôlées, la nature des irrégularités constatées, les responsabilités établies, les sanctions appliquées, les montants recouvrables et récupérés ainsi que l’état des procédures engagées.

L’UFP souligne particulièrement l’importance du contrôle des secteurs stratégiques tels que les mines, la pêche, les travaux publics et, plus largement, les activités impliquant l’exploitation des ressources nationales ou l’engagement de volumes importants de fonds publics. Ces secteurs sont régulièrement au cœur des préoccupations de l’opinion en matière de corruption, de prévarication, de conflits d’intérêts et de mauvaise gestion. Ils doivent, à ce titre, faire l’objet d’exigences renforcées de transparence, de traçabilité et de contrôle.

Une attention particulière doit également être accordée à la commande publique, qui représente une part importante des irrégularités financières relevées. Parce qu’elle engage directement les ressources destinées aux infrastructures, à la santé, à l’éducation et aux autres politiques essentielles, elle doit être soumise à des règles strictes de transparence, de concurrence et de responsabilité.

L’efficacité d’une institution de contrôle ne se mesure pas seulement au nombre d’irrégularités constatées, mais aux corrections qu’elle entraîne, aux responsabilités qu’elle permet d’établir, aux sommes récupérées, aux sanctions effectivement prononcées et à la capacité de l’État à empêcher la répétition des mêmes pratiques.

L’UFP appelle donc à la mise en place d’un véritable système national de reddition des comptes reposant sur une chaîne institutionnelle cohérente associant l’IGE, la Cour des comptes, les inspections internes, les institutions chargées de la commande publique, le Parquet, les juridictions et le Parlement.

La lutte contre la corruption et la mauvaise gestion se mesure à la capacité de l’État à établir les responsabilités, sanctionner les fautes, récupérer les ressources publiques lorsqu’elles sont recouvrables, corriger les dysfonctionnements et prévenir leur répétition.

L’UFP considère que cette question doit occuper une place importante dans le Dialogue national à venir. La transparence dans la gestion des deniers publics, l’indépendance des institutions de contrôle et l’effectivité de la reddition des comptes sont des exigences fondamentales de l’État de droit et de la confiance entre les citoyens et les institutions.

Nouakchott, le 18 / août 2026

Département de Communication — UFP

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