Mémoires d’un gestionnaire, par Ahmed Ould Bettar (suite)

Mémoires d’un gestionnaire, par Ahmed Ould Bettar

L’hôpital qui était ouvert initialement uniquement dans le but d’inaugurer une structure à l’occasion de la commémoration de l’indépendance nationale souffre de problèmes qui l’empêchent de remplir le rôle qui lui est confié de fournir des services médicaux acceptables que tout citoyen mérite.

D’abord, il n’avait pas de main-d’œuvre qualifiée et formée, capable de faire face aux grands défis de la concurrence des cliniques privées, pharmacies et laboratoires d’analyses qui ont commencé à pousser comme des petits champignons dès le premier mois après son inauguration en 2010.

Il manquait aussi certains cadres et de diverses spécialisations telles que la chirurgie pédiatrique, la cardiologie, le trauma-orthopédie que des soins infirmiers qualifiés ainsi que des spécialistes de la maintenance des dispositifs médicaux.
Ensuite, l’hôpital n’avait pas un système d’entretien devant comprendre l’entretien des bâtiments, les dispositifs non-médicaux et les dispositifs médicaux, compte tenu notamment des formidables progrès technologiques dans ce domaine et de la pérennité de la gestion des ressources en eau et de pérennité du drainage. Dix ans, après l’hôpital il y a eu une première réhabilitation, générosité chinoise.

Puis, l’approvisionnement médical, qui comprend les médicaments, les consommables médicaux et tout ce qui est nécessaire à l’hôpital pour son fonctionnement quotidien, nécessitait la disponibilité d’une réserve suffisante aux besoins d’une période comprise entre 1 et 3 mois. Et, malgré le retard d’approvisionnement de la CAMEC et le manque du sang au niveau de la Banque nationale de transfusion sanguine, le Directeur de l’hôpital qui a longtemps géré ce genre de situation notamment au centre hospitalier national veillait à ce qu’il n’y ait aucune pénurie de tout type, en particulier des articles vitaux, ainsi que la disponibilité du sang et de ses dérivés.Subséquemment, il y avait aussi l’absence d’informations correctes sur lesquelles les décideurs peuvent prendre des décisions basées sur des informations exactes et correctes.
Mais de toute cette question, la plus pertinente pour les organes de décision est la nécessité d’une meilleure régulation au niveau central pour suivre l’évolution de la santé, après la situation financière déjà évoquée dans mes articles précédents.

Au niveau central, les directeurs centraux ne bougeaient pas le petit doigt sauf à l’approche d’une visite de Chef de l’Etat pour suivre le développement des services de santé et tenter de les unifier au maximum afin que les gestionnaires puissent prendre des décisions sans la présence d’obstacles administratifs, juridiques et budgétaires.
Ahmed Ould Bettar (à suivre…)

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