Le ministre de la Santé expose les points saillants de la politique pharmaceutique nationale

Le ministre de la Santé expose les points saillants de la politique pharmaceutique nationale
Commentant, hier mercredi, les résultats du conseil des ministres qui s’est déroulé dans la matinée du mardi 13 septembre, le ministre de la Santé, M. Moctar Ould Dahi a exposé les points saillants de la politique pharmaceutique nationale (PPN) pour la période 2022 – 2026. Il a d’emblée souligné que la dernière en date a été adoptée en 1999. L’objectif de la PPN est de consolider les acquis, identifier les dysfonctionnements et apporter des solutions. La politique vise apporter des améliorations devant permettre de garantir la fourniture de médicaments de qualité sur l’ensemble du territoire et à des prix abordables.

Citant les acquis, il a noté la création de la centrale d’Achat des Médicaments, Équipements et Consommables Médicaux, la mise en place de laboratoires, et des mécanismes de contrôle, entre autres.

Pour ce qui est des insuffisances, le ministre a relevé le manque de ressources humaines, soulignant qu’on ne dispose de 160 pharmaciens, dont 79 seulement travaillent dans le secteur public, tandis près de 1000 pharmacies existent sur l’ensemble du territoire.

Aussi, le ministre a fait état de l’absence d’une loi autorisant et encadrant la production de médicaments au niveau local. Autre difficulté à prendre en considération, le manque de coordination dans la lutte contre le trafic de médicaments. Enfin, il a évoqué l’absence de textes permettant l’intégration et l’encadrement de la médecine traditionnelle.

Au chapitre des solutions, le ministre a indiqué que le renforcement des ressources humaines sera progressif, espérant que le marché soit renforcé par 100 nouveaux pharmaciens. Il a aussi noté l’ouverture récente d’une filière pharmaceutique, dont la première promotion sortira d’ici 5 ans. Ensuite, le gouvernement compte poursuivre les efforts allant dans le sens de la disponibilité des médicaments, à des prix décents. A ce propos, il a déclaré qu’avec la CAMEC et Mouyessar, les médicaments seront disponibles dans tous les hôpitaux publics, à des prix plus bas que partout ailleurs.

En outre, le ministre a indiqué que l’assurance maladie fait partie des priorités de la PPN, avant d’ajouter que les travailleurs du secteur formel, ceux du secteur informel et les citoyens les plus vulnérables, seront assurés à travers les différents établissements et mécanismes mis en place par l’État.

La PPN souligne le ministre, va améliorer l’assurance qualité des médicaments et assurer le contrôle via tous les outils disponibles. Toujours concernant les médicaments, il a déclaré que la PPN prévoit l’élaboration d’une loi devant règlementer la production de certains médicaments au niveau local car au moins deux sociétés ont signé des conventions d’établissement avec l’État mauritanien, pour installer des unités de production de médicaments. Enfin, la PPN va œuvrer à l’harmonisation de la pharmacopée traditionnelle avec la médecine moderne, grâce à un cadre juridique qui sera défini.

Répondant à une question sur les maladies saisonnières, le ministre a déclaré que le gouvernement avait anticipé la situation en mettant en place un plan de riposte opérationnel, avec des sous-commissions dans chaque région. Des équipes médicales ont été mobilisées pour mener des investigations épidémiologiques, traiter les cas, identifier de fièvre de la vallée du rift et Crimée Congo.

Le ministre a fait état de rapports quotidiens qui sont produits sur la situation. Au passage il a invité les populations en contact avec les animaux, de faire preuve de vigilance et de contacter les services de santé, pour tout cas suspect.

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