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Hydrogène vert Mauritanie – La Mauritanie accélère ses ambitions en matière d’hydrogène vert grâce à un cadre d’enchères soutenu par la Banque africaine de développement

Hydrogène vert Mauritanie- La Banque africaine de développement apporte son soutien à la Mauritanie pour accélérer sa transition vers l’énergie durable par le biais du Catalyseur pour la transition énergétique en Afrique et du Programme d’assistance technique au secteur de l’énergie en Afrique (AESTAP), des initiatives chapeautées par le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA). Les 14 et 15 avril 2026, un atelier de validation de haut niveau s’est tenu à Nouakchott afin d’examiner et finaliser les procédures d’enchères pour l’hydrogène vert et ses dérivés.

Cet atelier s’inscrit dans le cadre du Soutien au Programme de développement du secteur de l’hydrogène vert en Mauritanie de la Banque africaine de développement, première initiative d’assistance technique de l’institution consacrée à l’hydrogène vert sur le continent. Ce programme vise à doter le ministère mauritanien de l’Énergie et du Pétrole des outils nécessaires pour structurer et développer ce secteur.

« La Mauritanie se positionne comme un futur leader du développement de l’hydrogène vert en Afrique, » a déclaré Wale Shonibare, directeur du Département des solutions financières, de la politique et de la régulation de l’énergie du Groupe de la Banque africaine de développement. « Grâce à ce soutien, le Groupe de la Banque africaine de développement contribue à jeter les bases réglementaires et institutionnelles nécessaires pour attirer les capitaux privés, stimuler la transformation industrielle et contribuer aux efforts mondiaux de décarbonation, » a-t-il ajouté.

Depuis son lancement en avril 2025, le programme s’est concentré sur la conception d’un cadre d’enchères d’hydrogène vert adapté, la mise en place d’un cadre juridique et réglementaire spécifique au pays, l’élaboration de documents et de modèles d’appel d’offres normalisés et la définition d’une feuille de route claire pour la mise en œuvre des enchères. Ensemble, ces axes de travail constituent une étape cruciale pour permettre à la Mauritanie de passer de l’ambition stratégique à l’exécution de projets bancables.

Taghiya Abdelrahman, cheffe de la Direction de l’hydrogène à faible teneur en carbone au ministère de l’Énergie et du Pétrole, a indiqué que la Mauritanie était déterminée à mettre en place un cadre transparent, compétitif et favorable aux investisseurs pour développer son secteur de l’hydrogène vert.

« Ce mécanisme d’enchères constitue une étape cruciale pour libérer le vaste potentiel de notre pays en matière d’énergies renouvelables et le traduire en croissance industrielle durable, en création d’emplois et en valeur économique à long terme », a-t-elle déclaré.

Renforcement des capacités et coordination institutionnelle

L’atelier de validation a été précédé de sessions de renforcement des capacités ciblées visant à consolider les
compétences techniques des institutions publiques mauritaniennes. Ces sessions ont porté sur trois domaines principaux : la conception des enchères, y compris la structuration de la mise en concurrence dans le cadre de la passation de marchés pour l’ammoniac vert et l’acier vert, la planification des infrastructures pour les pôles hydrogène, la durabilité à long terme du système et la structuration financière des projets d’hydrogène vert et de Power-to-X, avec une attention particulière portée à la répartition des risques.

Ces sessions s’inscrivaient dans le prolongement de formations précédentes dispensées en juillet et novembre 2025.

Plus de 25 représentants de haut niveau ont pris part à cet atelier, couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur de l’hydrogène vert. Parmi les participants figuraient, notamment des représentants du ministère de l’Énergie et du Pétrole, du ministère de l’Environnement, du ministère chargé des Domaines de l’État, du ministère chargé des Ports, de la Société nationale industrielle et minière et de la Société mauritanienne des hydrocarbures. Cette forte participation institutionnelle témoigne de l’engagement des autorités à bâtir un écosystème de l’hydrogène coordonné et prêt pour l’investissement.

Freda Opoku, cheffe de projet au Groupe de la Banque africaine de développement, a qualifié cet atelier d’« étape cruciale » pour traduire les ambitions en matière d’hydrogène vert de la Mauritanie en un cadre d’approvisionnement structuré, compétitif et bancable.

« En combinant une conception robuste des enchères avec un renforcement des capacités ciblé, nous veillons à ce que les institutions publiques soient en mesure d’interagir efficacement avec les investisseurs privés et de mettre en œuvre des projets évolutifs et prêts pour l’investissement », a-t-elle déclaré.

La Mauritanie s’est fixée pour objectif de produire 12,5 millions de tonnes d’hydrogène vert par an d’ici 2035 et est membre de l’Alliance africaine de l’hydrogène vert (Africa Green Hydrogen Alliance), aux côtés de l’Égypte, du Kenya, du Maroc, de la Namibie et de l’Afrique du Sud.

Les observations recueillies lors de l’atelier seront intégrées au cadre définitif des enchères et à sa documentation connexe. Cela ouvrira la voie à l’opérationnalisation de la stratégie d’approvisionnement en hydrogène vert de la Mauritanie, en tant que marché frontière pour le développement à grande échelle de l’hydrogène vert en Afrique.

Source: afdb.org

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