Forum Régional Maritime et Côtier 2026 : Sommet de Nouakchott
Participez au Forum Régional Maritime et Côtier 2026 à Nouakchott. Découvrez les enjeux de l'économie bleue et de la sécurité des océans en Afrique de l'Ouest.

Par la Rédaction
Le Forum Régional Maritime et Côtier 2026 s’est ouvert ce lundi à Nouakchott dans un climat d’urgence climatique et d’ambition économique. Présidée par le Premier ministre, Monsieur Moctar Ould Djay, cette douzième édition marque un tournant décisif pour la gouvernance des océans en Afrique de l’Ouest. Pendant quatre jours, du 27 au 30 avril, la capitale mauritanienne devient le laboratoire d’une « économie bleue renouvelée », un concept qui place la protection des écosystèmes au même niveau que la croissance industrielle.
Un événement stratégique pour la sous-région
Le lancement du Forum Régional Maritime et Côtier 2026 intervient à un moment critique. Organisé par le ministère de l’Environnement et du Développement Durable, en étroite collaboration avec le Partenariat Régional pour la Conservation des Zones Côtières et Marines en Afrique de l’Ouest (PRCM), ce sommet réunit une constellation d’acteurs de premier plan : décideurs politiques, experts scientifiques, représentants de la société civile et bailleurs de fonds internationaux.
L’objectif est clair : transformer les défis environnementaux en leviers de développement. Sous le thème « La sécurité des océans : un levier pour une économie bleue renouvelée », les participants sont appelés à définir une feuille de route commune pour la gestion des 6 000 kilomètres de côtes de l’espace PRCM.
« L’avenir des océans dépend de notre capacité collective à transformer les engagements en actions concrètes. » — Moctar Ould Djay.
L’engagement mauritanien : Une vision au sommet

Le gouvernement mauritanien a multiplié les réformes structurelles pour aligner son économie sur les standards internationaux de préservation. Cela inclut la modernisation de la surveillance maritime pour éradiquer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), qui coûte chaque année des milliards à la région.
Les défis environnementaux sous la loupe
L’un des moments forts du Forum Régional Maritime et Côtier 2026 est l’analyse des menaces pesant sur le littoral ouest-africain. Les experts présents ont identifié quatre risques majeurs :
- L’érosion côtière : Un phénomène qui menace les infrastructures urbaines et les habitats naturels.
- L’élévation du niveau de la mer : Conséquence directe du réchauffement climatique mondial.
- La pollution marine : Notamment celle issue des activités extractives et plastiques.
- La perte de biodiversité : Qui fragilise la sécurité alimentaire des populations locales.
Pour répondre à ces périls, la Mauritanie a présenté des avancées législatives majeures, comme la nouvelle loi de juin 2025 sur les évaluations environnementales et sociales. Comme l’a précisé Mme Messaouda Mint Baham Ould Mohamed Laghdaf, ministre de l’Environnement, la création de la réserve marine « Baie de l’Etoile » et le soutien au programme BACOMAB sont des preuves tangibles de l’action de terrain.
Coopération régionale et diplomatie des océans
Le directeur exécutif du PRCM, M. Ahmed Senhoury, a salué le leadership de Nouakchott. Le Forum Régional Maritime et Côtier 2026 est l’occasion de renforcer l’adhésion à la Convention d’Abidjan, traité cadre pour la protection et la mise en valeur du milieu marin. La Mauritanie a également fait sensation en plaidant pour la ratification universelle de l’accord sur la biodiversité marine au-delà des juridictions nationales (BBNJ), une étape cruciale vers une gouvernance mondiale plus juste.
Vers une économie bleue inclusive

L’exposition organisée en marge du forum, avec ses 22 stands nationaux et internationaux, démontre que les solutions technologiques existent. Qu’il s’agisse de modèles de gestion communautaire ou de systèmes de surveillance par satellite, l’innovation est au cœur des débats.
En conclusion, le Forum Régional Maritime et Côtier 2026 de Nouakchott pose les jalons d’un futur où l’océan n’est plus seulement une ressource à exploiter, mais un patrimoine à protéger pour garantir la stabilité de l’Afrique de l’Ouest.
Un événement stratégique pour la sous-région


