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Conseil des Ministres Mauritanie : Hausse du SMIG et nouveaux projets (9 avril 2026)

Découvrez les décisions du Conseil des Ministres Mauritanie du 9 avril 2026 : revalorisation du SMIG, construction d'un hôpital à Nouakchott et projets énergétiques majeurs.

Le Conseil des Ministres Mauritanie s’est réuni ce jeudi 9 avril 2026 sous la présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Cette session a été marquée par des mesures sociales historiques…

Conseil des Ministres
Communiqué n° 11/2026
Le Conseil des Ministres s’est réuni le jeudi 9 avril 2026, sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed OULD CHEIKH EL-GHAZOUANI, Président de la République.
Le Conseil a examiné et adopté les projets de textes suivants :
– Projet de loi autorisant la ratification de la convention de crédit, signée le 09 mars 2026, entre la République Islamique de Mauritanie et la Banque Islamique de Développement (BID), destinée au financement du projet de construction d’un hôpital de référence pour la santé maternelle, néonatale et infantile à Nouakchott.
– Projet de loi autorisant la ratification de la convention cadre (financement sous forme de vente à terme), signée le 09 mars 2026, entre la République Islamique de Mauritanie et la Banque Islamique de Développement (BID), destinée au financement du projet de construction d’un hôpital de référence pour la santé maternelle, néonatale et infantile à Nouakchott.

Les grandes décisions du Conseil des Ministres Mauritanie.

La ratification de ces deux conventions vise à financer la construction et l’équipement, à Nouakchott, d’un hôpital de référence doté d’une capacité de 440 lits, dédié aux soins de la mère, du nouveau-né et de l’enfant. Cette infrastructure vise à répondre à la demande croissante de soins spécialisés en gynécologie-obstétrique et pédiatrie, consécutive à la croissance démographique.
– Le premier prêt est composé de : un montant de quatre millions deux cent soixante-dix mille (4 270 000) Euros des ressources de la Banque, et un montant provenant des ressources du Fonds de financement concessionnel de huit millions cinq cent cinquante mille (8 550 000) Euros, soit l’équivalent en total de (587 000 000) MRU. Le premier financement sera remboursé sur une période de 25 ans dont 7 de différé, avec une commission de service de 1,5% par an, le deuxième financement sera remboursable sur une période de 30 ans dont 10 de différé, avec une commission de service de 0,5% par an.
– La convention cadre (financement sous forme de vente à terme), est d’un montant de quarante-huit millions cent cinquante mille (48 150 000) Euros, soit l’équivalent de ​2 200 000 000 MRU sous forme de prêt vente à terme, remboursable sur une période de 20 ans dont 4 de différé, avec une marge bénéficiaire de 1,9% par an.
– Projet de loi autorisant la ratification de la convention de crédit, signée le 30 décembre 2025, entre la République Islamique de Mauritanie et la Banque Islamique de Développement (BID), destinée au financement du projet de renforcement des capacités des parties concernées par le système des marchés publics en Mauritanie.
Ce projet vise à améliorer la transparence et à renforcer la gouvernance participative dans le domaine des marchés publics en renforçant les capacités des parties prenantes concernées.
Il contribuera également à la mise en œuvre des recommandations issues des différentes études et évaluations et au renforcement du système national de passation des marchés publics, à travers les actions suivantes :
• Elaboration d’une stratégie pour des achats publics durables ;
• Mise en place d’un nouveau cadre pour la professionnalisation de la fonction de passation des marchés, à travers la mise en place des formations diplômantes ;
• Renforcement des capacités des parties prenantes et intervenant dans le secteur des marchés publics.
Le présent financement est d’un montant d’un million cinq cent mille (1 500 000) Dollars Américains sous forme de prêt ordinaire, soit l’équivalent de 60 000 000 MRU, remboursable sur une période de 25 ans dont 7 de différé, avec une commission de service de 1,5% par an.
– Projet de loi autorisant la ratification de la convention de leasing, signée le 09 mars 2026, entre la République Islamique de Mauritanie et la Banque Islamique de Développement (BID), destinée au financement du projet d’interconnexion électrique entre la Mauritanie et le Mali et des centrales solaires connexes.
La ratification de la convention de leasing vise à financer une partie du programme de la ligne HT qui longe la Mauritanie sur 1189 km en reliant Nouakchott à Néma, il vise à l’extension du réseau de transport et de distribution de l’électricité en Mauritanie et à relier les grandes villes de Nouakchott à Nema, puis à les connecter au réseau de l’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS), permettant ainsi les échanges d’électricité avec le Mali. Le projet prévoit le raccordement électrique de 150 villages situés le long de la ligne de transport.
Le présent financement octroyé par la Banque Islamique de Développement sous forme de prêt leasing est d’un montant de cinquante-cinq millions cent quatre-vingt-dix mille (55,190,000) Euros, soit l’équivalent de (2 541 000 000) MRU, remboursable sur une période de vingt (20) ans dont un différé de trois (3) ans, avec une marge bénéficiaire de 1,6% l’an.
– Projet de loi organique modifiant certaines dispositions de la loi organique n°2018-039 du 09 octobre 2018, abrogeant et remplaçant la loi n°78-011 du 19 janvier 1978, portant loi organique relative aux lois de finances.
Le projet de modification de la LOLF introduit un ensemble de changements significatifs qui traduisent une évolution profonde du cadre budgétaire de notre pays, tant sur le plan de la gouvernance que des outils de pilotage des finances publiques.
Au cœur de cette réforme figure l’introduction, à l’article 46, d’une règle budgétaire explicite fondée sur le solde budgétaire primaire hors ressources extractives, exprimé en pourcentage du PIB.
En cohérence avec cette réforme, l’article 41 prévoit l’intégration de ce nouvel agrégat dans la loi de finances. Celle-ci devra désormais arrêter explicitement le niveau du solde budgétaire primaire hors ressources extractives. Cette disposition renforce la cohérence entre la programmation budgétaire et l’autorisation parlementaire, en consacrant ce nouvel indicateur comme référence législative. Elle renforce également le rôle du Parlement dans le contrôle de la trajectoire budgétaire, en lui fournissant un repère clair et central.
La logique de discipline budgétaire est également étendue à la phase d’exécution, à travers les modifications introduites aux articles 56 et 59. L’article 56, relatif aux reports de crédits, introduit une condition nouvelle exigeant que ces opérations ne conduisent pas à une dégradation des soldes budgétaires. Parallèlement, l’article 59 élargit le champ de la régulation budgétaire en passant de la référence au « solde budgétaire » au pluriel
Dans le même esprit, l’article 42 procède à un ajustement rédactionnel en substituant l’expression « solde budgétaire » par « soldes budgétaires ».
Par ailleurs, le projet apporte une clarification importante au régime des comptes spéciaux à travers la modification de l’article 32. Il précise explicitement que l’interdiction d’imputation directe des dépenses concerne les comptes définis aux articles 33, 34 et 35. Cette précision permet de renforcer la sécurité juridique et de réduire les ambiguïtés d’interprétation, contribuant ainsi à une meilleure transparence et à une gestion plus rigoureuse des opérations budgétaires.
Enfin, le projet prévoit, à son article 2, l’abrogation de l’ordonnance n°89-012 modifiée portant règlement général sur la comptabilité publique (RGCP). Cette mesure s’inscrit dans une logique de modernisation du cadre juridique et de simplification normative, en assurant une meilleure cohérence avec les dispositions de la LOLF et en mettant fin à la coexistence de textes devenus partiellement obsolètes.
– Projet de loi modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n° 2024-045 du 18 décembre 2024 portant contenu local dans les secteurs des industries extractives et de l’énergie.
Les amendements précités visent à mettre la loi n° 2024-045 du 18 décembre 2024 en cohérence avec l’évolution du cadre juridique régissant les secteurs extractifs et de l’énergie, suite à la séparation des secteurs du pétrole et de l’énergie avec celui des mines en donnant au Secrétariat National du Contenu Local un positionnement transversal en cohérence avec le Conseil National du Contenu Local, présidé au terme de l’article 3 (nouveau) par le Premier Ministre.
‐ Projet de décret portant relèvement du salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG).
Le présent projet de décret relatif à la revalorisation du salaire minimum interprofessionnel garanti fait partie d’un ensemble de réformes structurelles traduisant l’engagement ferme du Gouvernement à préserver le pouvoir d’achat des citoyens, en particulier des catégories les plus vulnérables. Cette mesure fait suite à l’approbation du Conseil National du travail, de l’emploi et de Sécurité Sociale, à l’issue de sa réunion du 6 avril 2026.
Il comporte un ensemble de dispositions essentielles, parmi lesquelles :
– La fixation d’un nouveau montant mis à jour du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), en adéquation avec l’évolution du coût de la vie
– La détermination de la date d’entrée en vigueur de cette mesure, afin d’assurer un effet rapide sur les revenus des travailleurs ;
– L’obligation faite à l’ensemble des administrations, établissements publics et entités privées de se conformer à ce minimum, conformément à la législation en vigueur.
Au-delà de sa dimension technique et procédurale, ce projet de décret exprime un choix politique clair plaçant l’être humain au cœur des politiques publiques et traduisant l’engagement de l’État à poursuivre le processus de réforme sociale et économique.
Par ailleurs, et en reconnaissance des sacrifices que les retraités ont consentis pour la patrie, Son Excellence le Président de la République a instruit le Gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour que les retraités du secteur public bénéficient d’une aide spéciale qui les aidera à faire face aux conséquences de la situation géopolitique actuelle.
‐ Projet de décret portant concession provisoire d’un terrain à Zouerate à usage d’habitation au profit de la Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM).
Ce terrain de 50,98 hectares abrite un programme de logements à caractère social, comprenant des habitations destinées aux employés de la SNIM, ainsi que les équipements de base nécessaires, conformément aux normes d’urbanisme, de sécurité et de viabilité en vigueur.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de promotion du logement, du renforcement du rôle social des entreprises publiques et de l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, contribuant ainsi à la stabilité sociale et au développement urbain harmonieux de la ville de Zouerate ainsi qu’au renforcement des capacités nationales dans le secteur minier, et l’amélioration de la performance industrielle et logistique de la SNIM.
Le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Africaine et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.
Le Ministre de l’Intérieur, de la Promotion de la Décentralisation et du Développement Local a présenté une communication relative à la situation intérieure.
Enfin, le Conseil a pris la mesure individuelle suivante :
Ministère de l’Autonomisation des Jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service Civique
Cabinet du Ministre
– Chargé de mission : Ahmed Cheikh Sidiya, titulaire d’un Master, en statistiques.

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