*La Commune d’Aéré M’Baré : l’heure de la vérité.*
Tribune. À Aéré M’Baré, l’heure de la vérité a sonné : dénonciation d’une gouvernance locale fondée sur la division et appel à un vivre-ensemble responsable.
L’heure n’est plus aux calculs politiciens mesquins ni aux arrangements obscurs dictés par des intérêts personnels et des ambitions égoïstes. Le moment impose, avec gravité et lucidité, la vérité sans fard, la responsabilité pleine et entière, ainsi que le respect absolu de la dignité d’une population trop longtemps trahie, humiliée et sacrifiée sur l’autel de compromissions indignes. Désormais, il n’est plus question de se taire ni de détourner le regard face à l’injustice.
Dans la commune aujourd’hui, chacun sait que les difficultés actuelles ne relèvent ni du hasard ni de la fatalité. Elles sont le produit direct de pratiques politiques mesquines, cyniques et irresponsables, incarnées par un maire , qui a fait le choix délibéré de gouverner par la division, la manipulation et le calcul politicien étroit. En instrumentalisant les clivages sociaux, en attisant les rancœurs et en opposant artificiellement les populations les unes aux autres, il a consciemment sacrifié l’intérêt général au profit de sa survie politique personnelle.
Les populations de la commune d’Aéré M’Baré ont ouvert les yeux. Elles ne sont plus dupes des discours creux, des promesses fallacieuses et des mises en scène trompeuses. Elles refusent désormais de tolérer les manœuvres d’un pouvoir local prédateur, qui a bâti son influence sur la souffrance collective, la pauvreté entretenue et la division savamment orchestrée. Cette stratégie du « diviser pour mieux régner », indigne d’un responsable public, a gravement fragilisé la cohésion sociale et hypothéqué l’avenir de nos enfants.
Le double langage, les mensonges répétés et l’hypocrisie assumée ont atteint un niveau rarement égalé. Sous couvert d’autorité municipale, ce maire a méthodiquement affaibli le tissu social, paralysé l’action publique et plongé la commune dans une stagnation inacceptable. Une collectivité ne peut se développer lorsque celui qui la dirige choisit la discorde plutôt que le rassemblement, l’exclusion plutôt que la justice, l’intérêt personnel plutôt que le bien commun.
Il est temps que chacun assume ses actes. La responsabilité politique et morale de la situation actuelle incombe d’abord et avant tout à ceux qui ont volontairement entretenu le blocage, manipulé les populations et saboté toute dynamique de progrès. Nul ne pourra indéfiniment se dissimuler derrière des protections artificielles ou des réseaux d’influence.
L’heure est venue de tourner définitivement cette page sombre de l’histoire locale et d’ouvrir un nouveau chapitre fondé sur la lucidité, l’intégrité et le sens élevé de l’intérêt général. La commune d’Aéré M’Baré a besoin d’hommes et de femmes responsables, irréprochables dans leurs intentions comme dans leurs actes, engagés exclusivement au service des populations, et non d’un maire prisonnier de ses calculs politiciens et de ses ambitions personnelles.
Rien ne justifie que notre espace de vie demeure paralysé par l’immobilisme et l’irresponsabilité, pendant que les besoins s’accumulent et que l’espoir s’étiole. La division volontaire des populations, leur fragmentation en catégories sociales artificielles et inacceptables, relèvent d’une politique immorale et destructrice qui doit être dénoncée avec fermeté.
La commune d’Aéré M’Baré mérite un maire ouvert et rassembleur, capable de rapprocher nos populations, de restaurer la confiance et de consolider l’unité, et non de les éloigner par la division et les calculs politiciens. C’est à cette condition, et à cette condition seulement, que notre collectivité pourra renouer avec la dignité, la stabilité et l’espérance.
Car il est temps de comprendre, enfin, que cette collectivité mérite mieux. Nos communautés sont appelées, et même condamnées, à vivre ensemble dans l’unité, la justice et le respect mutuel. Que les communautés maures et peulhes sachent qu’elles sont appelées, et même condamnées, à vivre ensemble dans l’harmonie, la vérité et le respect mutuel, comme cela a toujours été le cas tout au long de notre histoire commune.
Il n’existe aucune alternative durable en dehors d’un vivre-ensemble sincère, fidèle à nos valeurs, à notre mémoire collective et à la solidarité qui ont toujours fondé l’identité mauritanienne.
Le 24/01/2026
Mamadou Moustapha Bâ


