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Pourquoi certains cadres proposent un troisième mandat pour Ghazouani alors que la Constitution l’interdit :

Pourquoi certains cadres proposent un troisième mandat pour Ghazouani alors que la Constitution l’interdit :

Un paradoxe inquiétant pour un pays
« de droit »
La Constitution mauritanienne est formelle et explicite : le président de la République est limité à deux mandats de cinq ans, l’article 28 disposant sans ambiguïté que « Le président de la République est rééligible une seule fois » .

Pourtant, certains cadres et personnes haut placées suggèrent un troisième mandat pour Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, ce qui constitue une proposition inconstitutionnelle dans un pays qui se voudrait de droit.

Toute révision de la Constitution pour permettre un troisième mandat serait inconstitutionnelle tant que l’article 28 n’est pas modifié .
De plus, l’article 29 oblige expressément le président à ne pas soutenir directement ou indirectement une telle initiative .

Qui sont ces promoteurs du troisième mandat et pourquoi ?
According aux informations, ces initiatives émanent de « certains privilégiés du système et autres laudateurs de tout acabit » qui montent au créneau pour mettre en scène la question du troisième mandat .

Certains opposants affirment que l’appel au dialogue du président vise à « rechercher une légitimité lui permettant de bénéficier d’un 3e mandat » .
Les motivations probables incluent :
Préservation du pouvoir : éviter l’alternance démocratique prévue en 2029.
Intérêts du système : certains privilégiés du système cherchent à maintenir leurs positions.

Légitimation via le dialogue : utiliser le dialogue national pour créer une base « populaire » contournant la Constitution.
Le président Ghazouani lui-même aurait clairement écarté toute candidature à un troisième mandat selon Moussa Fall, coordinateur du dialogue .
La réponse officielle du pouvoir est donc non .
Le paradoxe : comment est-ce possible dans un pays « de droit » ?

C’est précisément là que le paradoxe devient inquiétant. Dans un État de droit :
La Constitution est suprême : aucune autorité ne peut la violer légitimement.
L’alternance démocratique est un principe constitutionnel protégé.
Le « coup d’État constitutionnel » évoqué par les observateurs serait « très dangereux pour le pays »
La réalité est que cette proposition est juridiquement et politiquement improbable dans l’état actuel du droit .
Évoquer un troisième mandat est « non seulement inconstitutionnel, mais presque absurde » .
Les performances mitigées du président
Il est important de noter que les mandats de Ghazouani sont très mitigés :
Le mauritanien lambda continue à « tirer le diable par la queue » dans un contexte de difficultés économiques.

Aucun résultat majeur ne justifierait exceptionnellement un troisième mandat
La limite de deux mandats vise précisément à « prévenir toute concentration excessive du pouvoir »
Ma conclusion : un appel à la vigilance démocratique.
Cette tentative de proposer un troisième mandat soulève une question fondamentale : comment des cadres peuvent-ils suggérer la violation de la Constitution dans un pays qui se dit de droit ?
La réponse juridique est claire : ce n’est pas possible légalement . Ce qui se joue est soit :
Une tentative de pression politique pour modifier la Constitution.
Un signe de faiblesse démocratique où certains croyent pouvoir contourner l’ordre juridique.
Une manœuvre de légitimation via le dialogue plutôt que par les institutions.
Comme le rappelle le Conseil constitutionnel, aucune procédure de révision ne peut porter atteinte « au principe de l’alternance démocratique au pouvoir et à son corollaire, le principe selon lequel le mandat du Président de la République est de cinq ans, renouvelable une seule fois ».
La vigilance des citoyens, des juristes et de l’opposition est essentielle pour préserver l’État de droit mauritanien et empêcher ce « coup d’État constitutionnel » qui serait « très dangereux pour le pays » .
Les prochaines élections auront lieu en 2029, et l’alternance doit se faire dans le respect de la Constitution .

Abdoulaziz DEME simple observateur politique
Le 14 Juin 2026.

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