Sahara occidental Algérie : Alger formalise les paramètres de sa position face aux initiatives diplomatiques
Sahara occidental Algérie: Lors de la Journée de l'Afrique, le ministre Ahmed Attaf a réitéré la doctrine d'Alger sur le Sahara occidental, insistant sur des négociations directes Maroc-Polisario.
Rapide info — Publié le 25 mai 2026
Sahara occidental Algérie — À l’occasion de la Journée de l’Afrique célébrée au siège du ministère des Affaires étrangères à Alger, le chef de la diplomatie algérienne, Ahmed Attaf, a formellement réitéré la doctrine de son pays concernant le règlement du conflit au Sahara occidental. Dans un contexte marqué par des consultations diplomatiques régulières, notamment sous l’égide des États-Unis, Alger s’est attaché à redéfinir la structure légitime, selon sa perspective, des futures négociations de paix.
Cette prise de parole intervient à un moment charnière de la diplomatie régionale, où les dynamiques internationales s’intensifient pour sortir de l’impasse politique qui dure depuis plusieurs décennies. L’intervention d’Ahmed Attaf vise à clarifier la nature de l’implication de l’Algérie, en opposant une fin de recevoir constructive aux cadres de discussion qui modifieraient la nature juridique du dossier.
Le rappel du cadre bilatéral : Maroc et Front Polisario
Le premier axe de cette clarification repose sur l’affirmation constante, par la diplomatie algérienne, de la légitimité historique et politique du format de négociation directe. Le ministre a rappelé que les récents développements sur l’échiquier international corroborent, selon Alger, « la pertinence des revendications et des efforts déployés au cours des cinq dernières décennies par l’Algérie ».
Pour le gouvernement algérien, le différend territorial demeure fondamentalement une question de décolonisation devant se régler exclusivement par un face-à-face entre les deux entités reconnues par les résolutions de l’Organisation des Nations Unies (ONU) : le Royaume du Maroc et le Front Polisario. En insistant sur cette configuration bilatérale stricte, Alger réaffirme sa position : celle d’un voisin observateur et d’un soutien de principe au droit à l’autodétermination, refusant d’être inclus comme partie directe au conflit ou co-signataire des négociations.
Un positionnement doctrinal face aux initiatives tierces
Bien que le cadre complet de la déclaration ministérielle s’articule autour de trois points cardinaux visant à baliser la position algérienne, le cœur du message met en exergue la nécessité d’un retour aux fondements multilatéraux de l’ONU, perçus par Alger comme l’unique garantie d’une paix stable et durable. L’accent mis sur les négociations, y compris sous l’attention de partenaires internationaux comme les États-Unis, met en lumière la volonté d’Alger de faire respecter le cadre du droit international face aux propositions alternatives de gestion du territoire, telles que les plans d’autonomie élargie défendus par Rabat.
En somme, cette mise au point technique et politique reflète la complexité persistante des relations bilatérales dans la région du Maghreb. En formalisant de nouveau ses exigences de neutralité et de légalité internationale depuis la tribune de son département ministériel, Ahmed Attaf confirme que l’Algérie n’entend pas modifier sa ligne stratégique sur le dossier sahraoui, réitérant que la reprise effective d’un processus de paix dépendra de la volonté des deux parties en conflit direct d’engager un dialogue sans conditions préalables.
avec agences



