Portrait : Fatma Ely Mahmoud, la politique au service du social.

Portrait : Fatma Ely Mahmoud, la politique au service du social.

Les élections municipales, législatives et régionales approchent à grands pas. Alors que la bataille des candidatures s’engage au sein du parti El Insaf, formation au pouvoir, les électeurs scrutent à la loupe les bilans de leurs représentants dont certains sont candidats à leur propre succession. A tort, plus qu’à raison pour la plupart d’entre eux. Fâcheuse tendance politique de chez nous.

Fatma Ely Mahmoud, députée de Kobenni ne mange pas de ce pain là. Sa différence d’avec les élu(e)s qui se sont faits un nom à l’Assemblée – bil vaal – est qu’elle ne parle pas (trop), elle agit. Et l’on sait que l’action a une voix percutante. Qui n’a nullement besoin de ce que d’aucuns jugeront de « promotion » de la part de quelqu’un comme moi, inconnu – ou presque – dans l’école du peshmerguisme, mais, je pense, qu’il faut rendre à Fatma ce qui appartient à Fatma. N’en déplaise à certains !

L’action humanitaire et sociale que mène l’élue de Kobenni dans les adwabas et autres zones habitées par des milliers de déshérités est bien antérieure à sa brillante élection à l’Assemblée nationale, qui avait permis, à l’époque, au parti Al Wiam du président Boydiel Ould Houmeid, d’avoir un bon ancrage au Hodh El Gharbi. Mais ça c’est une autre histoire.

Celle qui nous intéresse ici, est cette proximité avec les populations de l’arrière-pays, cet engagement à fond, désintéressé, dans le social et l’humanitaire, qui arrive jusqu’à nous, habitants de Nouakchott ou des autres régions du pays, pour nous dire qu’il y a toujours – heureusement – des hommes (des femmes, surtout) de bonne volonté. Fatma Ely Mahmoud donne du sens à l’engagement dans le développement local, et montre surtout l’exemple, à ces centaines, voire ces milliers d’ONGs qui ont investi la société civile sans vraiment comprendre la mission qu’elles doivent remplir, sans s’investir vraiment, sauf dans ce qui pourrait avoir un intérêt personnel évident.

Le parti El Insaf qui sera soumis dans les prochains jours et semaines à des arbitrages politiques rendus difficiles par l’encombrement aux portes des candidatures saura certainement tirer son épingle du jeu. Son président, Maalainine Ould Eyih est un homme avisé. Il ne se laissera pas entrainer dans la noria des guéguerres à enjeux locaux qui risquent de porter préjudice à la mise en œuvre de ce qui reste de « Taahoudati », programme du président Ghazouani déjà largement entamé alors qu’approchent à grande vitesse les élections municipales, législatives et régionales prélude à la grande bataille de la présidentielle de 2024. A mon humble avis, le critère prépondérant devra être celui du bilan local qui fait de Mint Ely Mahmoud la championne des élus de l’Assemblée sortante, ce qui lui assure, en toute logique, une succession ouverte – bien méritée, macha Allah – à elle-même et un rôle prépondérant dans le dispositif de campagne pour la réélection de Ghazouani en 2024.

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Sneiba Mohamed

Source: Courrier du Nord

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