Mauritanie : 9 anciens employés de l’Ambassade des USA relancent la CNDH pour licenciement abusif

Licenciés en 2024 sans indemnités, 9 anciens agents de l’Ambassade des USA à Nouakchott saisissent à nouveau la CNDH et interpellent l’État mauritanien.
Droits du travail : Neuf anciens employés de l’Ambassade des États-Unis relancent la CNDH à Nouakchott
Près de deux ans après leur renvoi, la détresse et le sentiment d’injustice restent intacts pour neuf anciens agents de sécurité mauritaniens de l’Ambassade des États-Unis à Nouakchott. Licenciés le 1er novembre 2024 alors que leurs contrats de travail étaient toujours en cours de validité selon leurs déclarations, ces neufs pères de famille n’ont à ce jour perçu ni droits ni indemnités.
Face à une situation financière et sociale critique, les ex-salariés ont déposé une relance officielle auprès de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) ce mercredi 09 septembre 2026. Une démarche visant à réactiver leur plainte initiale (enregistrée sous le N°045 du 3 septembre 2025), restée sans suite depuis plus d’un an.
Dans une lettre ouverte adressée conjointement à la CNDH, au Ministère des Affaires Étrangères et au Ministère de la Fonction Publique et du Travail, le collectif d’anciens employés lance un appel solennel aux autorités nationales :
« Nous sommes neuf pères de famille sans salaire, sans indemnités. Nous avons servi une ambassade étrangère sur notre sol avec loyauté pendant des années. Aujourd’hui, nous sommes jetés à la rue sans droits, sans indemnités, sans même être écoutés. Nous ne demandons pas la charité. Nous demandons que la loi mauritanienne s’applique et que notre dignité de citoyens mauritaniens soit défendue face à toute institution. L’État ne peut rester silencieux quand 9 de ses fils sont abandonnés. »
Le groupe de plaignants est composé de :
- Bocar Demba Diop
- Oumar Adama Ba
- Abdoulaye Khalidou Diack
- Ousmane Amadou Kane
- Mamadou Oumar Lam
- Brahim Mohamed Said
- Ahmed Brahim Abeid
- Aissata Djibril Lam
- Modou Massa Dia
En réclamant simplement une audience et le respect de la législation du travail en vigueur, ces travailleurs espèrent que la mobilisation de la CNDH et des ministères concernés permettra de débloquer leur dossier et de rétablir leurs droits.



