De la brique à l’Europe : le parcours éprouvant des migrants maliens en Mauritanie
À Nouakchott, des migrants maliens façonnent des briques sous un soleil écrasant pour envoyer de l’argent à leurs familles et financer leur voyage vers l’Europe.
NOUAKCHOTT, Mauritanie — Dans la banlieue poussiéreuse de Nouakchott, Garry Ndajy, un travailleur malien de 32 ans, marque une pause pour se rafraîchir aux côtés de son collègue, Maka Keila, 27 ans. Sous le ciel ouvert, le duo laboure dans un atelier de fabrication de briques à ciel ouvert — un chantier physiquement éprouvant où se heurtent la survie au quotidien et des ambitions à long terme.
Pour Ndajy, chaque brique moulée représente une ligne de vie pour la famille qu’il a laissée derrière lui, ainsi qu’une étape vers un objectif lointain.
« Je travaille pour économiser et envoyer de l’argent à ma femme et à mon bébé », explique Ndajy. « Mais le travail ici est fatiguant et nous ne gagnons pas beaucoup. Si j’arrive à économiser suffisamment, j’irai en Europe. »
La situation de Ndajy et Keila reflète une réalité plus large en Afrique du Nord et de l’Ouest. Les ressources limitées et les longues journées pénibles sont la norme pour les migrants travaillant dans l’économie informelle. En percevant de faibles revenus, beaucoup utilisent la Mauritanie comme point de transit ou de refuge temporaire, dans l’attente d’opportunités plus sûres et d’une stabilité financière pour poursuivre leur périlleux voyage vers le nord, en direction de l’Europe.
Malgré des conditions de travail très dures et des marges d’épargne dérisoires, la volonté d’offrir un avenir meilleur à leurs familles maintient des travailleurs comme Ndajy ancrés dans ce cycle continuel de labeur quotidien.
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