Mauritanie-Corruption : L’ex-président Aziz promet de faire des révélations

Mohamed Ould Abdel Aziz mis sous controle judiciaire
Mohamed Ould Abdel Aziz mis sous controle judiciaire

Mauritanie-Corruption : L’ex-président Aziz promet de faire des révélations
Publié le: 30/04/2021 Par: adam eugene dans Agence Afrique
L’ancien chef d’Etat de la Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz, qui est sous le coup d’une enquête pour corruption, a dénoncé jeudi une « vaste campagne de dénigrement » à son encontre et promis de se défendre en donnant des éclaircissements sur les faits.

« Le moment venu, devant le juge, je me défendrai et ferai des révélations », a-t-il déclaré, pendant une conférence de presse organisée depuis sa maison à Nouakchott. L’ex-président promet ainsi de donner sa version des faits, alors que, jusqu’ici, il a choisi de garder le silence face aux enquêteurs, se réfugiant derrière l’immunité que lui confère son statut d’ancien chef de l’Etat.

Mohamed Ould Abdel Aziz qui a quitté le pouvoir en 2019 a été inculpé de corruption et placé sous contrôle judiciaire en mars dernier, ainsi qu’une une douzaine d’autres personnalités.

Devant la presse, il a rejeté toutes les accusations dont il fait l’objet. « Je ne suis pas passible de poursuites, a-t-il indiqué, tout ce qui m’est reproché ne me concerne pas. Ce ne sont que des pures imaginations et des mensonges des gens qui disent qu’ils ont des comptes à régler avec moi parce que je les ai combattus pendant toute une décennie. Je parle de parlementaires, de l’opposition aussi, ils sont affiliés au système actuellement »

Il a aussi insinué que ses adversaires utilisent tous les moyens nécessaires pour l’ « incriminer » et l’empêcher de rester actif en politique. « Quand on accuse quelqu’un, il faut qu’on mette le maximum, il faut qu’on fasse le maximum pour l’incriminer en passant par l’intoxication, en passant par des sites qu’on utilise, en passant par la presse nationale, la presse étrangère. L’objectif, c’est de m’incriminer », a regretté Aziz.

L’ancien dirigeant a exclu toute éventualité de fuir son pays pour trouver refuge ailleurs, au cas où ses ennemis s’attendraient à cette possibilité. « Il ne faut pas qu’ils pensent qu’ils peuvent me faire plier (…) Je ne partirai pas, ni au Sénégal, ni au Mali, ni au Maroc, ni en Algérie, ni dans un quelconque autre pays et ni en France », a-t-il martelé.

En tout cas, il s’est dit prêt à défier la justice. « Je resterai debout, j’assumerai mes responsabilités et je suis prêt à aller en prison pour cela », selon ses propos.