Les moyens du Ministère de la Santé engloutis par la lutte improvisée contre la Covid-19 et ses variants

19 04 2021 Sante
19 04 2021 Sante

Les moyens du Ministère de la Santé engloutis par la lutte improvisée contre  la Covid-19  et ses variants.

Le ministère de la santé mauritanien a quasiment délaissé toutes ses obligations traditionnelles consistant à assurer les services sanitaires et médicaux pour les citoyens où ils qu’ils soient à travers le pays.

Sa priorité et ses budgets sont désormais concentrés sur la lutte sans merci contre la pandémie du Covid-19 et ses variants qui est menée à coup de milliards de nos ouguiyas, reléguant aux oubliettes, les soins primaires, la mère et l’enfant, les pathologies courantes,

les accidents de travail et les autres innombrables maladies particulièrement chroniques dont ses équipes médicales œuvrent à alléger les souffrances sur les citoyens.

Mais, aujourd’hui, le ministre de la santé, qui semble être un adepte inconditionnel de l’adage « un esprit sain dans un corps sain », s’est fixé comme objectif de former des « équipes sportives » entrainées par des coachs internationaux pour enraciner la culture de cette pratique bénéfique pour toute bonne santé.

Le ministre peut se frotter déjà les mains dés lors où il est presque arrivé à ses fins, en se dotant déjà de quatre entraîneurs internationaux dont un britannique, un indien et deux sud-africains.

Le décor est presque complet, puisqu’il ne manque plus pour le ministre que de mettre en place une quatrième équipe de football pour laquelle, il doit débloquer des millions pour la doter d’un coach brésilien.

Le lecteur a sans doute compris  à travers cette approche médiatique l’objectif de ce billet, visant à attirer l’attention des pouvoirs publics sur la gravité de privilégier la lutte contre la Covid-19 et ses variants sur les autres missions traditionnelles du secteur, lesquelles sont aujourd’hui au point mort ou tournent au ralenti, vidant les hôpitaux de leurs ressources matérielles et humaines et faisant d’eux des mouroirs où le patient ne bénéficie plus des  soins de qualité dont il jouissait depuis très longtemps.

Ahmed Ould Bettar