Le parlement mauritanien ouvre une enquête avec l’ancien président Mohamed Ould Abdelaziz

Le parlement mauritanien
Le parlement mauritanien

Le parlement mauritanien a ouvert une enquête avec l’ancien président Mohamed Ould Abdelaziz pour accorder l’une des îles mauritaniennes en cadeau à l’ancien émir du Qatar, Hamad bin Khalifa Al Thani, et la commission d’enquête parlementaire a commencé à entendre certains responsables liés au dossier.

Des sources proches d’une commission d’enquête parlementaire en Mauritanie ont révélé que l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz avait reçu un chèque de 10 millions de dollars alors qu’il recevait un diplomate qatari à la résidence présidentielle et en dehors des heures de travail officielles.

Les documents obtenus par la commission parlementaire, divulgués par les médias locaux, montrent une correspondance entre l’ambassade du Qatar à Nouakchott et le ministère des Affaires étrangères du Qatar au sujet de la réception d’une « belle île mauritanienne » en cadeau d’Ould Abdelaziz à Hamad bin Khalifa.

Le comité formé par le Parlement mauritanien a mené des enquêtes sur les infrastructures, les routes, les transactions immobilières et énergétiques, et a écouté les témoignages des ministres et des fonctionnaires, qui ont travaillé avec Ould Abdelaziz. Le dernier dossier ouvert par la commission avant de remettre son rapport final la semaine prochaine concernait une décision prise par l’ancien président sur l’octroi d’une île mauritanienne à l’ancien émir du Qatar.

En avril 2012, Ould Abdelaziz a nommé un conseiller présidentiel, l’avocat Ibrahim Ould Daddah, qui a été chargé de suivre les procédures de remise de l’île aux Qataris et qui a ensuite été nommé ministre de la Justice.

L’affaire a mis en colère un grand nombre de Mauritaniens, d’autant plus que ladite île est située sur un bassin côtier de l’océan Atlantique et est une réserve naturelle et un refuge pour des millions d’oiseaux migrateurs et de types de poissons rares.

Le dossier de l’octroi d’une île mauritanienne à un tiers étranger est l’un des dossiers les plus compromettants à la disposition de la commission.
Des députés de l’opposition estiment que ce dossier va constituer l’une des raisons majeures d’accuser l’ancien président de « haute trahison ».

Ould Abdel Aziz avait refusé de recevoir la convocation qui lui a été adressée par la commission d’enquête parlementaire pour se présenter devant elle jeudi pour témoigner devant elle à propos de certains dossiers où son nom avait été nommément cité.

Arab Observer