Ennahdha: « la Tunisie a réellement besoin d’un dialogue national »

Pour apaiser les tensions politiques et sociales et définir les grandes orientations pour le pays, selon un communiqué du mouvement.

Yosra Ouanes   / 02.04.2021/ AA

Tunisia/ AA/ Tunis – Le mouvement tunisien « Ennahdha » a déclaré, jeudi, que la Tunisie a réellement besoin d’un dialogue national sans exclusion qui rassemble toutes les parties pour apaiser les tensions politiques et sociales.

C’est ce qui ressort d’un communiqué rendu public par le mouvement « Ennahdha » (54 députés sur 217) et consulté par l’Agence Anadolu.

Le mouvement a souligné que, « La Tunisie a nécessairement besoin d’un dialogue national qui rassemble toutes les parties sans exclusion et qui permettra de déterminer les grandes orientations ainsi que les priorités économiques et sociales du pays ».

« Il s’agit d’apaiser les tensions politiques et sociales, de rassembler les Tunisiens et de les rassurer sur l’avenir de leur pays », indique le mouvement d’obédience islamique dans son communiqué.

La Tunisie endure une crise économique et sociale, en plus des tensions politiques, qui sont à l’origine de l’éclatement de manifestations sporadiques dans différentes régions du pays.

Le mouvement « Ennahdha » a souligné par ailleurs la nécessité «de parachever la construction démocratique, en évitant de rater l’occasion d’élire les membres de la Cour constitutionnelle le 8 avril au Parlement».

Le Parlement tunisien avait adopté jeudi les amendements apportés à la loi organique relative à la Cour constitutionnelle et il est prévu qu’une session se tienne vendredi pour parachever l’élection des membres de la Cour.

Les amendements prévoient de réduire la majorité requise pour élire les membres de la Cour, de 145 députés à 131 (sur un total de 217), ainsi que l’annulation de la candidature parrainée par les blocs parlementaires.

La Cour constitutionnelle, organe judiciaire prévu par la Constitution de 2014, compte 12 membres, dont 4 sont élus par le Parlement, 4 sont choisis par le Conseil Supérieur de la Magistrature (institution constitutionnelle indépendante) et 4 sont nommés par le Président de la République.

La Cour se prononce sur les conflits de compétences entre le Président de la République et le chef du gouvernement et le maintien de l’état d’urgence. Elle contrôle également la constitutionnalité des projets d’amendements à la Constitution, les traités et les projets de loi, ainsi que le règlement intérieur de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP/Parlement).

*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail

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