Forum de Dakar : Le plaidoyer de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani pour une Afrique souveraine
Retrouvez l'analyse et l'intégralité du discours du Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani lors de la 10e édition du Forum de Dakar. Un plaidoyer pour la stabilité, l'intégration économique et une souveraineté africaine renforcée.

À l’occasion de l’ouverture du Forum de Dakar 2026, le Président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a prononcé un plaidoyer magistral en faveur d’une refonte de la gouvernance continentale. Ce Discours Ghazouani Dakar, axé sur le triptyque « Stabilité, Intégration, Souveraineté », propose une nouvelle feuille de route pour la Paix et la sécurité en Afrique, soulignant que la résilience de nos États face aux crises mondiales ne pourra se faire sans une solidarité régionale renforcée et une maîtrise accrue de nos ressources stratégiques.
Au-delà des enjeux sécuritaires classiques, le chef de l’État a profité de cette tribune pour redéfinir la souveraineté africaine comme une capacité collective à briser les dépendances structurelles. En appelant à une transformation locale des ressources et à une accélération de l’intégration économique, il positionne l’Afrique non plus comme un simple observateur des mutations géopolitiques, mais comme un acteur central capable d’imposer ses propres solutions aux défis du siècle.
Le Triptyque de Dakar : Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani trace la voie d’une Afrique maîtresse de son destin
À l’ouverture de la 10e édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité, le Président de la République, Son Excellence Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, n’a pas seulement prononcé un discours de circonstance. Il a livré un véritable plaidoyer doctrinal pour une Afrique qui cesse de subir les crises mondiales pour enfin les anticiper.
Au-delà du diagnostic : l’impératif de l’action
D’emblée, le chef de l’État mauritanien a planté le décor : l’heure n’est plus à l’inventaire des maux du continent, « déjà largement documentés ». L’enjeu est désormais celui des solutions durables. Dans un monde en pleine recomposition géopolitique, Ghazouani propose une lecture croisée de trois piliers indissociables : Stabilité, Intégration et Souveraineté.
Une stabilité qui dépasse le « tout-sécuritaire »
Le Président a rappelé une vérité fondamentale, trop souvent occultée par les approches purement militaires : la stabilité d’un État ne se mesure pas seulement à la force de son armée, mais à la solidité de son contrat social. En citant l’éducation, l’emploi des jeunes et l’État de droit comme remparts contre l’instabilité, il appelle à une gouvernance de proximité. Pour lui, la paix est le fruit d’une justice sociale équitable.
L’Intégration comme bouclier économique
Face à la fragmentation des chaînes de valeur mondiales, l’intégration n’est plus un idéal panafricain romantique, mais une « nécessité » de survie. Ghazouani a insisté sur l’accélération de la ZLECAF, tout en soulignant avec lucidité que le commerce intra-africain ne décollera qu’avec une industrialisation réelle et une transformation locale de nos ressources. Il a cité en exemple l’OMVS (Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal) comme le modèle de solidarité transfrontalière à dupliquer sur tout le continent.
Repenser la souveraineté au XXIe siècle
La réflexion la plus audacieuse du discours réside sans doute dans sa redéfinition de la souveraineté. Loin des concepts théoriques de « liberté absolue », Ghazouani prône une souveraineté pragmatique : alimentaire, énergétique, sanitaire et numérique. Dans sa vision, la souveraineté ne s’exerce plus dans l’isolement, mais dans la capacité du bloc africain à « maîtriser ses dépendances » et à peser d’une seule voix dans la gouvernance mondiale.
Le cap de l’Agenda 2063
En conclusion, le message de Dakar est clair : la stabilité nourrit l’intégration, qui elle-même forge la souveraineté. En liant ces trois concepts, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani dessine les contours d’une Afrique qui, selon les ambitions de l’Agenda 2063, se veut enfin stable dans ses institutions, intégrée dans son économie et souveraine dans ses choix. Un leadership de raison pour un continent en quête d’équilibre.
À travers cette vision, le Président mauritanien rappelle que l’avenir de l’Afrique ne se jouera pas sur sa capacité à s’isoler, mais sur sa force à s’unir pour transformer ses vulnérabilités en leviers de puissance.
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