Au quatrième jour du conflit engagé par la Russie et Vladimir Poutine, la crise humanitaire en Ukraine s’intensifie.

un soldat ukrainien dans une tranchee sur la ligne de front avec les separatistes prorusses pres de troitske dans la region de lougansk le 22 fevrier 2022 6342404 1 e1645995172220
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Au quatrième jour du conflit engagé par la Russie et Vladimir Poutine, la crise humanitaire en Ukraine s’intensifie. Des milliers de familles tentent de fuir le pays, au prix de longes heures d’attentes, voire journées, sur les routes vers l’ouest.

Plus de 100 000 personnes ont déjà atteint la Pologne, qui accueille la plus grande communauté ukrainienne d’Europe.

Les images tournées dans la ville frontalière de Medyka montrent de nombreuses familles, avec de jeunes enfants, arriver après une longue nuit d’attente au poste-frontière. De l’autre côté de la frontière, certains sont accueillis par leurs proches. D’autres profitent de l’aide humanitaire et des dons qui sont distribués.

Ursula von der Leyen a indiqué que l’UE allait aussi fermer l’espace aérien européen aux avions appartenant à des Russes, enregistrés en Russie ou contrôlés par des Russes. De nombreux pays européens avaient déjà annoncé la fermeture de leur espace aérien aux avions russes dans la journée. En outre, les médias d’Etat russes Sputnik et Russia Today vont être bannis de l’Union européenne, ainsi que leurs filiales, a annoncé dimanche la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. L’objectif est « d’interdire la machine médiatique du Kremlin », selon un message diffusé sur Twitter. Ces médias « ne pourront plus diffuser leurs mensonges pour justifier la guerre de Poutine », a dit von der Leyen. « Nous développons des outils pour interdire leur désinformation toxique et nuisible en Europe. »

Dans le reste du pays, les combats se poursuivent, notamment à Kharkiv et dans les environs de Kiev.

Des pourparlers doivent se tenir entre les autorités russes et ukrainiennes, dimanche, à la frontière entre l’Ukraine et la Biélorussie.

Le vice-ministre des Affaires étrangères Rudenko ne comprend pas les motifs qui ne permettent pas à la délégation ukrainienne de venir en Biélorussie, et il ne comprend pas la liste des villes proposées par Kiev pour les négociations.

L’Ukraine ne veut pas se rencontrer sur le territoire de l’ennemi, d’où elle a été bombardée, et la Russie ne veut pas aller dans les pays de l’UE.

Aujourd’hui, il y a un espoir tout de même que tout se terminera bientôt, que le régime tombera, que l’Ukraine et la Russie seront libres.

Avec le monde.fr