Mandats présidentiels : Gourmo Abdoul Lo rappelle les risques de haute trahison
Face aux appels à modifier la durée et le nombre de mandats présidentiels, Gourmo Abdoul Lo met en garde contre les risques de parjure, de haute trahison et d'atteinte à la Constitution.

Débats sur les mandat présidentiels : le rappel à l’ordre constitutionnel du professeur Gourmo Abdoul Lo
Face aux spéculations grandissantes et aux appels récents suggérant une modification du nombre ou de la durée des mandats présidentiels, les réactions juridiques et politiques ne se sont pas fait attendre. Dans une prise de position ferme publiée ce jeudi 10 septembre 2026, l’universitaire et figure politique Gourmo Abdoul Lo est monté au créneau pour mettre en garde contre les dérives verbales et médiatiques touchant aux fondements de la Loi fondamentale.
Revenant sur les qualifications pénales et constitutionnelles qui encadrent le débat public, le juriste souligne qu’aucune campagne visant à altérer les verrous constitutionnels ne saurait être considérée comme anodine.
Un chef d’accusation lourd de conséquences
L’attention se porte en particulier sur l’incrimination de « publication et diffusion, par les médias et les réseaux sociaux, d’idées portant atteinte au système constitutionnel ». Pour le professeur Lo, cette formulation vise directement les initiatives incitant à outrepasser les règles relatives à la magistrature suprême.
« Ce chef d’accusation glacial porte clairement sur toute demande incitative de violation de l’une des dispositions phares de notre système constitutionnel relative notamment au nombre et à la durée du mandat présidentiel », prévient-il.
Un piège politique pour le chef de l’État
Au-delà de la qualification juridique, l’analyse pointe du doigt la responsabilité de ceux qui encouragent le pouvoir exécutif à s’affranchir des règles établies. Loin de soutenir le président de la République, ces zélateurs le placeraient au contraire dans une position d’extrême vulnérabilité institutionnelle. En tant que garant des institutions, tout manquement du chef de l’État à son serment l’exposerait directement aux griefs de parjure et de haute trahison.
– Risque juridique pour les acteurs : Exposition directe aux sanctions prévues pour atteinte à l’ordre constitutionnel.
– Risque politique pour l’Exécutif : Accusation de violation du serment constitutionnel et de haute trahison.
– Risque sécuritaire pour la Nation : Basculement vers des tensions sociopolitiques majeures.
Mise en garde contre l’instabilité régionale
L’avertissement s’inscrit également dans un contexte continental marqué par de fréquentes crises politiques liées aux révisions constitutionnelles opportunistes. L’histoire récente du continent africain démontre que la remise en cause des clauses verrouillées sur les mandats débouche quasi systématiquement sur des confrontations civiles et une fragilisation démocratique durable.
Alors que les réseaux sociaux amplifient ces appels, ce rappel à l’ordre invite l’ensemble des acteurs politiques et médiatiques à la retenue et au respect strict des principes républicains pour préserver la paix civile.



