Les grands chantiers en Mauritanie face aux campagnes de dénigrement
Analyse et chiffres exclusifs sur les grands chantiers en Mauritanie (infrastructures, agriculture, santé, éducation). La réponse des faits face à la contestation politique.
La politique du concret face à la contestation : comment les grands chantiers dessinent la nouvelle Mauritanie
Nouakchott – Analyse politique et économique – Rapide info
Alors qu’une campagne de dénigrement ciblée et coordonnée tente actuellement de fragiliser le président de la République et son gouvernement, l’analyse factuelle des grands chantiers en Mauritanie oppose une vérité bien plus tenace : celle des chiffres, des taux d’avancement vérifiables et des réalisations concrètes. En politique, le débat de posture et la rhétorique contestataire s’effacent invariablement devant la capacité des institutions à transformer les ressources publiques en leviers de développement tangibles pour le citoyen.
Par conséquent, une lecture rigoureuse et dépassionnée du carnet de commandes des grands chantiers en cours sur l’ensemble du territoire national révèle une dynamique inédite. La Mauritanie ne répond plus aux défis structurels par des promesses de circonstance, mais par une stratégie globale de construction simultanée. Des infrastructures de transport à la souveraineté alimentaire, en passant par l’énergie, l’éducation et la transition numérique, l’État déploie un programme d’envergure visant un objectif républicain historique : instaurer une véritable justice spatiale et désenclaver définitivement l’intérieur du pays.
1. Infrastructures et connectivité : la révolution routière en marche
Le désenclavement des régions intérieures ne relève désormais plus d’une option politique secondaire, mais constitue l’axe central d’un plan de modernisation du réseau routier national sans précédent dans l’histoire de la République.
- La Route de l’Espoir : Véritable colonne vertébrale économique et sociale du pays, la réhabilitation complète de cet axe stratégique reliant Nouakchott à Néma sur près de 1 200 km est entrée dans sa phase active de concrétisation. Parallèlement, l’axe routier reliant Boghé à Kaédi (100 km) est d’ores et déjà achevé.
- Le maillage transversal du territoire : Afin d’interconnecter efficacement les moughataas et de stimuler les économies locales, les chantiers s’accélèrent à un rythme soutenu, affichant des taux d’avancement probants :
- L’axe Ndiago – Keur Macène atteint 73% d’exécution, tandis que la voirie urbaine de la capitale économique, Nouadhibou, culmine à 81%.
- Les tronçons Ocheim – Enbikit Lahwach et Tidjikja – Sélibaby progressent régulièrement avec des taux respectifs de 37% et 30%.
- De plus, les travaux se déploient activement sur les axes Amourj – Adel Bagrou (19%), Atar – Chinguetti (18%), Sawata – Barkéol (14%) et Sawata – Monguel (13%).
- Le Pont de Rosso : Ce hub sous-régional majeur, conçu pour fluidifier les échanges commerciaux avec le reste du continent africain, affiche un taux d’avancement de 42% pour ses infrastructures principales et ses axes secondaires, ancrant durablement la Mauritanie comme un carrefour géostratégique incontournable.
2. Souveraineté alimentaire et gestion de l’eau : s’affranchir des dépendances
Dans un contexte international marqué par l’instabilité chronique des marchés et des chaînes d’approvisionnement, le gouvernement a opéré un tournant décisif vers l’autonomie stratégique du pays.
- Le bond historique de l’agriculture : Grâce à des investissements ciblés, la Mauritanie est en passe d’atteindre l’autosuffisance en riz. La production a ainsi bondi pour atteindre le niveau record de 481 000 tonnes lors de la campagne 2024–2025, soutenue par l’extension des surfaces irriguées à près de 100 000 hectares. En outre, la production maraîchère a quadruplé, passant de 31 000 tonnes en 2019 à plus de 134 000 tonnes ces dernières années.
- Sécurité hydraulique et résilience climatique : Sur le plan des services de base, le problème historique de l’envasement du réseau d’eau potable de Nouakchott a été résolu de manière définitive. Pour garantir l’accès à l’eau en milieu rural et agricole, la construction de 8 grands barrages (notamment à Aglaïmin, Leftah, El Bara, ainsi que dans les régions des deux Hodhs et du Brakna) progresse rapidement, avec des taux d’exécution oscillant entre 55% et 83%. De surcroît, les réseaux d’assainissement et d’évacuation des eaux de pluie à Atar et Sélibaby affichent des taux rassurants de 75% et 89%.
3. Énergie et stockage stratégique : les moteurs de l’émergence industrielle
L’indépendance énergétique et la sécurité des approvisionnements constituant le socle de tout développement industriel pérenne, l’exécutif mène de front plusieurs chantiers d’envergure.
- La Ligne Haute Tension Nouakchott – Zouérate : Ce projet électrique d’envergure nationale (225 kV), conçu pour interconnecter et alimenter de manière fiable les principaux pôles miniers et industriels du nord du pays, est aujourd’hui exécuté à hauteur de 75%.
- Électrification territoriale et éclairage public : La phase II du projet national d’électrification, qui couvre 50 moughataas, avance à grands pas : les infrastructures de réseau atteignent 50% et les travaux de génie civil pour l’installation des groupes électrogènes sont finalisés à 71%. Parallèlement, la ligne électrique reliant Sélibaby à Kiffa progresse à 46%, l’extension du réseau moyenne tension dans la zone Sud-Est se situe à 19%, tandis que la modernisation des réseaux d’éclairage public à Nouakchott et Nouadhibou frôle son achèvement à 92%.
- Capacités de stockage des hydrocarbures : Afin de prémunir l’économie nationale contre les chocs exogènes, l’extension des infrastructures de stockage de Nouakchott (portant les capacités à 17 000 m³ pour le gaz, 3 500 m³ pour le carburant et 2 500 m³ pour l’essence) est exécutée à 80%.
4. Capital humain : la priorité absolue accordée à la santé et à l’éducation
L’amélioration de l’indice de développement humain et l’inclusion des populations les plus vulnérables demeurent la clé de voûte de l’action publique, comme en témoigne la consolidation du système de protection sociale.
- Une couverture maladie universelle inédite : Brisant les barrières de l’exclusion sanitaire, la couverture médicale a été élargie pour inclure plus de 1 million de citoyens à travers la CNAM. De plus, l’assurance maladie intégrale et gratuite portée par la délégation générale « Taazour » bénéficie directement à 287 000 ménages dévisagés, complétée par l’affiliation de plus de 127 000 bénéficiaires via la CNASS.
- Modernisation des plateaux techniques : Les travaux d’extension du Centre Hospitalier National (CHN) sont quasiment achevés à 95%. Simultanément, la construction et l’équipement des centres hospitaliers de Tidjikja (86%), Oudjeft (70%), Alég (34%) ainsi que de l’Institut National de Recherche en Santé Publique (98%) suivent une trajectoire d’exécution rigoureuse.
- L’École Républicaine et l’Enseignement Supérieur : Concrétisant l’engagement pour l’égalité des chances, plus de 5 400 salles de classe ont été édifiées sur l’ensemble du territoire. Dans le domaine de la formation supérieure, la construction de l’École Supérieure de Commerce progresse à 74% et l’extension de l’Institut Supérieur Technologique de Rosso atteint 63%.
5. Modernisation de l’État, habitat et transition numérique
L’effort de reconstruction nationale intègre de surcroît la refonte de l’appareil administratif et la valorisation du patrimoine immobilier de l’État.
- Habitat social et résilience alimentaire : La construction de 1 632 logements sociaux répartis dans 8 capitales régionales affiche un taux global d’avancement de 90%. De même, le réseau de stockage des denrées alimentaires de base s’est enrichi de 33 nouveaux entrepôts répartis dans 13 wilayas, exécutés à 89%.
- Révolution numérique de l’administration : L’extension du réseau intranet administratif à haut débit par fibre optique est entrée dans sa phase terminale à 99%, favorisant un taux de numérisation des services publics de 96%.
- Souveraineté et prestige institutionnel : La réhabilitation globale du Palais du Gouvernement est achevée à 100%. Les autres édifices souverains avancent à un rythme soutenu : le Village des Artisans de Nouakchott (96%), le siège de la HAPA (77%), la piste d’atterrissage de Lemgeity (76%), le siège du Conseil Économique, Social et Environnemental (58%) ainsi que la modernisation des infrastructures du port de la Baie du Repos à Nouadhibou.
Conclusion : le bruit des rumeurs face au poids des réalisations
En somme, l’ampleur, la simultanéité et la cohérence de ces chantiers transversaux démontrent que la Mauritanie n’est pas dans l’inertie, mais opère une mutation structurelle profonde. La souveraineté d’une nation se forge chaque jour au cœur des plaines rizicoles de la vallée, dans les réseaux électriques interconnectés, au sein des salles de classe de l’École Républicaine et à travers les infrastructures de communication modernes.
Face à ces données rigoureuses, transparentes et vérifiables, les campagnes de dénigrement apparaissent pour ce qu’elles sont : des manœuvres de diversion politique. Pendant ce temps, l’action gouvernementale, guidée par les impératifs de développement et de justice spatiale, continue de progresser avec assurance vers l’émergence économique du pays.



