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Mali : Le Général Assimi Goïta rend hommage au regretté Sadio Camara

Dans un moment d'union nationale, le Général Assimi Goïta s'est rendu au domicile du défunt Ministre de la Défense, Sadio Camara, pour présenter ses condoléances. Un geste fort en pleine crise sécuritaire au Mali.

Le chef de l’État, le Général Assimi Goïta, a rompu le silence
Le Mali traverse l’une des semaines les plus critiques de sa transition politique. Après une série d’attaques coordonnées d’une ampleur sans précédent qui ont frappé le pays entre le 25 et le 27 avril, le chef de l’État, le Général Assimi Goïta, a rompu le silence mardi soir lors d’une adresse solennelle à la nation diffusée sur l’ORTM.

État des lieux : Un choc sécuritaire majeur

L’actualité de ce mercredi reste dominée par les conséquences de l’offensive lancée par une alliance hybride entre le JNIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans) et les indépendantistes du FLA (Front de libération de l’Azawad).

1- Le contrôle de Kidal : Ville symbole du Nord, Kidal est passée sous le contrôle des groupes armés après des combats intenses. Les forces armées maliennes (FAMa) ont annoncé un « repositionnement stratégique » dans la zone d’Anéfis.

2- Perte au sommet de l’État : Le gouvernement a officiellement confirmé le décès du ministre de la Défense, le Colonel Sadio Camara, figure clé du régime, tué lors d’une attaque à la voiture piégée contre sa résidence à Kati.

3- Bilan humain : Les sources hospitalières font état d’au moins 23 morts (civils et militaires), bien que le Premier ministre Abdoulaye Maïga ait affirmé que la riposte de l’armée avait permis de neutraliser « des centaines d’assaillants ».

La réponse de la transition : « La situation est maîtrisée »

Dans son allocution, le Général Goïta a adopté un ton se voulant rassurant tout en reconnaissant l' »extrême gravité » de la menace. Il a exhorté la population à un « sursaut national » et à éviter les pièges de la division.

« Le plan funeste de l’ennemi a été déjoué. Le Mali a besoin de lucidité et non de panique. » — Général Assimi Goïta, 28 avril 2026.

Sur le terrain diplomatique, l’ambassadeur de Russie à Bamako, Igor Gromyko, a réitéré le soutien de Moscou dans la lutte contre le terrorisme, confirmant la poursuite de l’assistance de l’Africa Corps (ex-Wagner) aux côtés des forces maliennes.

Analyse : Les enjeux de la stabilité

 

Les experts du Centre d’études stratégiques de l’Afrique soulignent que ces attaques illustrent une coordination complexe capable de frapper simultanément à Bamako et à 1 500 km de là, à Kidal. Cette stratégie vise moins une prise de pouvoir directe qu’une érosion de la confiance publique et un blocus économique de la capitale.

À Bamako, si l’activité a repris timidement ce mercredi, la vigilance reste maximale. Le défi pour les autorités est désormais triple :

Militaire : Reprendre l’initiative sur le terrain après la perte de Kidal.

Sécuritaire : Empêcher l’infiltration de cellules dormantes dans la zone sud.

Social : Contenir les tensions communautaires et les rumeurs qui se propagent, notamment à Gao et Bamako, afin d’éviter les amalgames envers certaines populations.

En bref : Le Mali se trouve ce 29 avril dans une phase de réorganisation. Entre promesses de poursuite des opérations militaires et appels à l’unité, le pays cherche à stabiliser son front intérieur face à une insurrection qui montre des capacités opérationnelles régénérées.

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