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Taxes sur les portables en Mauritanie : Réforme ou étranglement ?

Réforme fiscale ou coup dur pour le Point Chaud ? Plongez dans le tumulte des nouvelles taxes douanières sur les téléphones en Mauritanie. Un billet d'humeur sans filtre.

Taxes sur les portables en Mauritanie

nouvelle-annee-2026-rapide-info-renouvelle-engagement-informationLe smartphone sous presse : La valse des ouguiyas

Alors là, écoutez… Écoutez un peu ce boucan. Ce vacarme. La rue qui s’échauffe, le bitume qui transpire, et au milieu ? Le téléphone. Le petit joujou. Le précieux. On taxe. On frappe. Pan ! Le décret tombe, sec, comme un couperet sur un étal de boucher.

La musique du désordre

C’est le chaos, ils disent. Le grand bazar. Des milliards en vadrouille, des ouguiyas qui s’évaporent dans la nature, pffuit ! Disparus. Sans laisser d’adresse. Pas une taxe, pas un jeton pour la caisse commune. Rien. On importait comme on respire, au petit bonheur, dans des sacs, dans des poches. C’était la fête, le Far West du smartphone.

Mais voilà… Rideau.

Le chœur des discordes

Le gouvernement ? Il bombe le torse. Droit dans ses bottes. C’est pas de la méchanceté, non, c’est de la Réforme. Le mot magique. On régule, on nettoie, on veut du propre. El Insaf, derrière, ça applaudit, ça cadence. C’est « l’étape naturelle », paraît-il. L’ordre après la jungle. Pour le citoyen, pour les services, pour la gloire de l’administration.

Mais en face… Ah, en face ! L’opposition hurle à l’étranglement. Le portefeuille qui crie grâce. C’est « oppressif », c’est « injuste », c’est le peuple qu’on plume pour boucher les trous. La société civile, elle, elle tique. Elle s’inquiète. Le téléphone, c’est pas le luxe, c’est le pain, c’est le lien. Pourquoi frapper là ? Les médias glosent, les experts sortent les calculettes… Froids. Glaciaux. Comme si les chiffres n’avaient pas d’odeur.

La complainte du comptoir

Et les commerçants ? Ah, parlons-en ! C’est la panique au guichet. La sueur sur le front. Les gars de Point chaud, les rois de la débrouille, ceux qui font circuler la vie dans des boîtes en carton… Ils sont sonnés. K.O. debout.

C’est plus du commerce, c’est de l’apnée ! Tu commandes, tu calcules, tu espères… Et paf ! La douane te tombe dessus comme la foudre sur un palmier. Ils disent « chaos », nous on dit « survie ». On n’est pas des bandits, on est des fourmis. On remplit les étals, on connecte le cousin du bled avec la capitale. Et là ? On nous coupe les vivres. On nous demande de l’or pour un bout de plastique et d’électronique.

« Contribution équitable », qu’ils disent là-haut, dans les bureaux climatisés. Mais l’équité, ça se mange ? Ça paie le loyer de la boutique ? Le client, lui, il voit le prix, il fait demi-tour. Il râle. Il croit qu’on s’engraisse. Alors qu’on s’asphyxie. On veut bien la règle, on veut bien le tampon, mais pas si c’est pour finir sur la paille pendant que les gros, eux, ils trouvent toujours un passage…

Et après ?

On fait quoi ? On paie et on se tait ? Le chaos, c’était moche, d’accord. Mais la rigueur, ça pique. On veut bien contribuer, on veut bien la « qualité des services publics », mais on voudrait surtout voir où partent les ouguiyas quand elles ne sont plus dans nos poches. C’est une drôle de musique, quand même. Un solo de l’État sur une rythmique de contestation.

Ahmed Ould Bettar

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