Un séminaire international sur la cause sahraouie prévu le 28 mai.

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Un séminaire international sur la cause sahraouie prévu le 28 mai.

La Coordination européenne pour le soutien et la solidarité avec le peuple sahraoui (EUCOCO) et le Centre d’études et de documentation franco-sahraoui, «Ahmed Baba Miske» organiseront le 28 mai un séminaire international par visioconférence consacré à la cause sahraouie.

Au programme de ce séminaire, placé sous le thème : «République arabe démocratique sahraouie (RASD) : le garant de la stabilité et de la sécurité régionale», figurent plusieurs conférences qui seront animées par des professeurs et académiciens issus de plusieurs pays.

Deux panels sont prévus durant ce séminaire et seront présidés par Pierre Galand, président de l’Eucoco, et par Mohamed Ould Cherif du centre Ahmed Baba Miske. Les conférences traiteront des thématiques de la sécurité, du trafic de drogue et de l’immigration clandestine. Selon le programme rendu public par les organisateurs, le professeur Suleiman Cheikh de université de Nouakchott (Mauritanie), interviendra sur le thème de l’instabilité et les problèmes de sécurité dans la région, alors que le professeur des relations internationales Yahia Zoubir (Algérie), fera un exposé sur la lutte contre le trafic illicite et le rôle de la RASD.

Le Professeur Carlos Ruiz Miguel de l’université de Santiago de Compostela ( Espagne) et le professeur Jacob Mundy de Colgate University (Etats-Unis) feront deux exposés sur l’impact négatif des politiques marocaines sur la stabilité dans la région méditerranéenne et sur la sécurité au Sahara occidental et au Sahel. Une autre conférence est prévue sur la lutte menée par l’armée sahraouie contre le trafic de drogue et le narco-terrorisme et qui sera présentée par Habouba Breika, un responsable militaire sahraoui.

La politique expansionniste du Maroc a échoué

L’aventure «agressive et expansionniste» du Maroc contre la République arabe démocratique sahraouie (RASD), a échoué et a été à l’origine de ses crises diplomatiques avec plusieurs pays et organisations internationales, a indiqué vendredi le ministère des Affaires étrangères sahraoui dans un communiqué. La «seule et vraie raison» de ces crises est «la faillite totale et l’échec cuisant de l’aventure agressive et expansionniste du Maroc contre la RASD», relève le MAE sahraoui, soulignant que «ce constat de défaite et d’isolement est lourdement ressenti à Rabat et provoque le désarroi du Maroc». «Les calculs de l’occupant marocain (..) que la déclaration de Trump pouvait créer une dynamique au niveau international à même de sceller la légitimation de l’annexion et l’occupation illégale du Sahara Occidental ont débouché sur un fiasco politique», constate la diplomatie sahraouie. «L’agressivité de Rabat contre l’Allemagne et l’Espagne», intervient après l’élan international qui s’est constitué contre la reconnaissance par l’ancien président, Donald Trump de la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental et qui a aussi démontré l’attachement de la communauté internationale à la nature juridique de la question sahraouie, tient à relever le MAE sahraoui.

A ce titre, le ministère des Affaires étrangères sahraoui, précise que le Maroc a compté, par erreur politique, sur certains pays de l’Union Européenne pour être la locomotive qui va faire endosser la déclaration de Trump. Mais cette déclaration ne pouvait «tenir la route car contraire au droit international et s’oppose diamétralement à la politique des Etats-Unis, ses intérêts, sa réputation et le rôle qui leur sont confié dans la résolution des conflits et l’établissement de la paix et de la sécurité internationales», rappelle le communiqué. «Le gouvernement sahraoui et le Front Polisario appellent les Nations Unies, l’Union africaine et l’Union européenne à intensifier leurs efforts pour mettre fin à l’occupation illégale» du Sahara occidental en vue de permettre à son peuple d’exercer pleinement ses droits à l’indépendance, ajoute le communiqué. Face au refus du Maroc d’honorer les engagements qu’il a pris dans le cadre du plan de règlement de 1991, en faisant obstacle aux efforts de l’ONU et de l’Union africaine visant à mettre fin à la colonisation du Sahara occidental, il est devenu nécessaire, voire urgent, d’imposer au Maroc le respect des frontières internationales et mettre fin à sa politique expansionniste, indique le MAE sahraoui. Il juge «inacceptable» de permettre au Maroc de poursuivre sa politique d’annexion de territoires sahraouis ainsi que ses crimes de guerre contre le peuple sahraoui, tout en jouissant en même temps de l’impunité.

LNR