Tensions Moyen-Orient : Frappes US, riposte iranienne et bond du pétrole
Escalade au Moyen-Orient : les frappes américaines et ripostes d'Iran se poursuivent. Drones au Koweït, Ormuz sous tension et le pétrole franchit les 90$.

Tensions explosives au Moyen-Orient : escalade militaire entre Washington et Téhéran, le pétrole s’enflamme
Alors que les frappes américaines et les ripostes iraniennes se poursuivent pour la neuvième nuit consécutive, la région du golfe Persique s’enfonce dans une crise majeure. Entre attaques de drones au Koweït, menaces sur le détroit d’Ormuz et craintes nucléaires, la flambée des cours du brut pèse lourdement sur l’économie mondiale.
Une escalade militaire sans précédent dans le Golfe
La confrontation entre les États-Unis et l’Iran franchit un nouveau seuil critique. Donald Trump a affirmé que les forces américaines avaient frappé « très durement » des réseaux de communication et des centres de commandement sur le territoire iranien, en représailles à la mort de soldats américains survenue ces derniers jours.
Sur le terrain, la riposte de Téhéran ne s’est pas fait attendre. Les Gardiens de la Révolution ont revendiqué plusieurs frappes ciblant des installations américaines dans la région. L’armée koweïtienne a confirmé faire face à une nouvelle vague d’attaques de drones iraniens, tandis que des explosions ont été entendues jusqu’à Bahreïn, témoignant d’une extension rapide du conflit aux pays voisins.
Le détroit d’Ormuz sous haute tension et flambée des cours du pétrole
Les répercussions sur les marchés financiers et le commerce mondial ont été immédiates. Après une relative accalmie consécutive à l’accord du 17 juin, les cours de l’or noir sont repartis en flèche. Ce lundi matin, le baril de Brent de la mer du Nord a franchi la barre des 90 dollars, atteignant son plus haut niveau depuis juin.
Cette hausse est alimentée par la détérioration de la situation maritime. L’Iran revendique en effet l’attaque de deux pétroliers dans le détroit d’Ormuz, voie navigable ultra-stratégique pour le transit énergétique mondial. Lors d’un point presse à Téhéran, le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a fermement réaffirmé la position de son pays :
« Nous ne devons pas permettre que cette voie maritime soit à nouveau détournée de son usage premier pour menacer la sécurité et les intérêts nationaux de l’Iran. »
Téhéran s’est dit « déterminé à prendre les mesures nécessaires » pour garantir sa souveraineté sur cette zone disputée avec Washington.
Téhéran saisit l’AIEA après la frappe d’un site nucléaire
Sur le front diplomatique, le gouvernement iranien hausse le ton face aux instances internationales. Téhéran accuse Washington d’avoir bombardé dimanche une centrale nucléaire en construction située à Darkhovin, dans le sud-ouest du pays.
Esmaïl Baghaï a exhorté l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et son directeur général, Rafael Grossi, à sortir de leur réserve :
« L’Iran attend du Conseil des gouverneurs et du Directeur général de l’AIEA qu’ils expriment clairement leur position et condamnent le crime perpétré par les États-Unis. »
Alors que les frappes nocturnes se poursuivent, l’absence de canal de désescalade fait craindre un embrasement régional durable aux conséquences économiques et sécuritaires imprévisibles.
Rapide info avec AFP



