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Haratines en Mauritanie : Samory Ould Bey réclame une protection internationale

Face à une « menace grave » et à l'exclusion systémique, le leader Samory Ould Bey alerte sur le sort des Haratines en Mauritanie et saisit l'ONU pour une protection internationale. Un appel urgent au dialogue national.

Haratines en Mauritanie : Samory Ould Bey alerte sur une « menace grave » et réclame une protection internationale
Le dirigeant politique et syndical Samory Ould Bey a lancé un avertissement alarmant sur la situation des Haratines en Mauritanie, affirmant que cette composante de la société ferait l’objet d’un ciblage organisé. Dans une vidéo diffusée en direct sur Facebook, il a estimé que les Haratines pourraient être contraints de solliciter une protection internationale face à ce qu’il décrit comme « une menace lourde et imminente ».

Un constat alarmant : Les Haratines face à une « menace imminente »

Selon Ould Bey, les Haratines ont longtemps enduré l’exclusion, les discriminations et les injustices sans recourir à la violence. Il a toutefois dénoncé ce qu’il considère comme une aggravation des tensions, mettant en garde contre des tentatives de division susceptibles de fragiliser l’unité nationale et la cohésion sociale en Mauritanie.

Un recours direct aux instances internationales (ONU)

Le secrétaire général de la Confédération Libre des Travailleurs Mauritaniens (CLTM) a également affirmé avoir déjà saisi les Nations unies afin de demander une protection pour les Haratines. Il a révélé avoir auparavant évoqué cette question avec l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, qui aurait promis l’ouverture d’un dialogue national sans que celui-ci ne voie finalement le jour.

Appel au dialogue et dénonciation des arrestations politiques

Au cours de son intervention, Ould Bey a appelé à un dialogue national sur la nature de l’État mauritanien et sur les relations entre les différentes composantes du pays. Il estime que la situation actuelle n’est « plus tenable » et qu’un consensus devient indispensable pour mettre fin à l’exclusion et à la marginalisation.

Le cas des parlementaires Mariam Cheikh Dieng et Ghamou Achour

Le responsable syndical a par ailleurs dénoncé fermement l’arrestation des parlementaires Mariam Cheikh Dieng et Ghamou Achour, ainsi que celle de l’avocat Abderrahmane Ahmed Taleb. Qualifiant leur détention d’« illégale », il a réclamé leur libération immédiate, voyant dans ces actes une entrave supplémentaire aux libertés fondamentales.

Source : Senalioune

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