Paris « regrette » la création d’un comité du parti LREM au Sahara occidental

Macron
Macron

Le gouvernement français a dit « regretter » la décision du parti présidentiel La République en Marche (LREM) d’ouvrir un comité au Sahara occidental. Ce territoire est contrôlé en grande partie par le Maroc mais revendiqué par les indépendantistes du Front Polisario.

Charline Vergne
et AFP / PUBLIÉ LE 14/04/2021 À 00:59 RTL
Le gouvernement français « regrette » la décision du parti présidentiel La République en Marche (LREM) d’ouvrir un comité au Sahara occidental.

Ce territoire est, en grande partie, contrôlé par le Maroc. Mais il est également revendiqué par les indépendantistes du Front Polisario.

C’est le secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Clément Beaune, qui a fait cette déclaration, mardi 13 avril. « C’est une initiative prise localement que je regrette et qui ne change rien à la position de la France sur cette question hautement sensible », a-t-il confié à l’occasion d’une séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

L’ouverture d’un comité de la LREM, parti du président Emmanuel Macron, à Dakhla, au Sahara occidental, a provoqué moult interrogations, notamment en Algérie, qui soutient le Front Polisario face au Maroc. La direction de la LREM a déjà laissé entendre ces derniers jours qu’elle ne reviendrait pas sur cette décision qui relève, selon elle, d’une « initiative locale ».

Le Polisario réclame la tenue d’un référendum
Rappelant le « risque permanent de tension » au Sahara occidental, Clément Beaune a souligné l’importance de la recherche d’une solution politique « dans le cadre de la légalité internationale et des Nations-unies ». « L’ensemble de cette situation rappelle l’urgence de la seule voie possible, celle de la reprise d’un processus politique. C’est cette voie d’équilibre que défend la France », a-t-il assuré.