Opinion : Un État sans justice
Un État sans justice :
Mesdames et messieurs,
Chers compatriotes,
Amies et amis,
Aujourd’hui, je veux vous poser une question simple, mais qui engage l’avenir de notre société :
Qu’est-ce qu’un État sans justice ?
1. La justice, cœur de l’État
L’État n’est pas seulement une administration, un drapeau, ou un gouvernement.
L’État, c’est avant tout une promesse : la promesse que la loi protège chacun d’entre nous, de manière égale, sans distinction de richesse, d’origine, de pouvoir ou de relations.
Cette promesse, c’est la justice.
Sans justice, l’État perd sa raison d’être.
Un État sans justice est un État qui ne remplit plus sa fonction première : protéger les citoyens, garantir leurs droits, et punir les abus.
2. Quand la justice disparaît, l’arbitraire arrive
Quand la justice n’existe plus ou quand elle est faible, manipulée, ou terrorisée
le pouvoir devient arbitraire.
Qui decide sans contrôle ?
Qui protège le faible devant le fort ?
Qui sanctionne les abus de ceux qui ont le pouvoir ?
Personne.
Dans un État sans justice :
celui qui a de l’argent peut acheter la loi,
celui qui a du pouvoir peut l’utiliser pour écraser les autres,
celui qui se lève pour dénoncer les abus risque de disparaître, d’être menacé, ou de se taire par peur.
Cela, c’est l’arbitraire.
Cela, c’est la fin de l’État de droit.
3. Les conséquences concrètes pour le peuple
Un État sans justice, ce n’est pas seulement une idée abstraite.
Cela se mesure dans la vie de tous les jours :
Un citoyen qui se fait voler n’a plus de recours.
Un fonctionnaire qui vole des fonds publics n’est jamais jugé.
Un jeune qui dénonce une injustice se fait taire.
Un entrepreneur qui ne veut pas payer de pots-de-vin se fait bloquer.
Une femme qui dénonce une violence ne trouve pas de protection.
Un paysan qui voit ses terres volées ne peut pas se défendre.
Ces réalités, ce n’est pas un hasard.
C’est la conséquence directe d’un État où la justice n’est plus vraiment justice.
4. La perte de confiance, la fin de la paix sociale.
Quand la justice ne fonctionne plus, la confiance disparaît.
Et sans confiance, il n’y a pas de paix sociale.
Les citoyens commencent à croire que :
« La loi ne s’applique qu’aux autres, pas à moi, »
« Paix, c’est se taire, »
« Justice, c’est un mot pour les discours, pas pour la réalité. »
Quand cette croyance s’installe, la société se fragilise.
Les tensions montent.
Les conflits ne sont plus réglés par la loi, mais par la force, la vengeance, ou les réseaux de pouvoir.
Cela, c’est le chemin vers l’instabilité, la division, et parfois la violence.
5. Un État sans justice n’est plus un État légitime.
Un État se légitime par trois choses :
La protection de ses citoyens,
L’égalité devant la loi,
La possibilité pour chacun de faire valoir ses droits.
Quand la justice disparaît, l’État perd sa légitimité.
Il devient un appareil de pouvoir, pas un service public.
Il devient un outil pour servir les puissants, pas la nation.
Un État sans justice n’est plus un État de droit.
C’est un État où le pouvoir règne sans contrôle.
C’est un État où la force remplace la loi.
6. Notre devoir : reconstruire la justice
Face à cette réalité, nous avons un devoir :
reconstruire une justice indépendante, équitable, et accessible à tous.
Une justice qui :
ne craint personne,
ne doit rien à personne,
ne sert personne en particulier,
mais sert la loi, la vérité, et la nation.
Cela demande :
des juges librement nommés, protégés contre les pressions,
des lois claires, appliquées de la même manière pour tous,
une transparence dans les décisions,
un accès à la justice pour les plus pauvres,
et une volonté politique ferme de ne pas toucher à l’indépendance de la justice.
7. Appel à la mobilisation
Nous ne pouvons pas rester passifs.
Nous ne pouvons pas dire : « Ce n’est pas mon problème. »
La justice, c’est le problème de tous.
Chaque citoyen a un rôle :
exiger que la loi s’applique,
dénoncer les abus,
soutenir ceux qui sont victimes d’injustice,
refuser la corruption,
et ne jamais accepter que le pouvoir se croie au-dessus de la loi.
8. : notre choix pour l’avenir
Mesdames et messieurs,
Chers compatriotes,
Un État sans justice est un État qui trahit son peuple.
Un État sans justice est un État qui devient un danger pour ceux qu’il est censé protéger.
Notre choix est clair :
Nous voulons un État de justice, pas un État de force.
Nous voulons un État de droit, pas un État d’arbitraire.
Nous voulons une justice pour tous, pas une justice pour quelques-uns.
C’est cela, notre avenir.
C’est cela, notre devoir.
C’est cela, l’honneur de notre nation.
Vive la justice.
Vive l’État de droit.
Vive notre pays.
© Abdoulaziz DEME observateur politique.
Le 26 Mai 2026.



