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Procès Libye : Nicolas Sarkozy réaffirme son innocence en appel

Nicolas Sarkozy conteste sa condamnation pour association de malfaiteurs dans l'affaire du financement libyen. Récit d'une audience sous haute tension à Paris.

Procès du financement libyen : Nicolas Sarkozy clame son innocence en appel

À l’ouverture de son procès en appel ce mercredi, l’ancien président de la République a réaffirmé avec force n’avoir commis aucun des faits d’association de malfaiteurs pour lesquels il a été condamné en première instance.

Une tension palpable dans le prétoire

Costume sombre et nervosité apparente, Nicolas Sarkozy a retrouvé les bancs de la première chambre de la cour d’appel de Paris. Entre un café et un exemplaire du Gai Savoir de Nietzsche posés sur sa table, l’ancien chef de l’État a attendu son tour de parole avec impatience.

Dès que le président Olivier Géron l’a invité à la barre, le ton était donné : une défense de « vérité » et une dénégation totale des charges qui pèsent sur lui.

« Monsieur le président, j’ai fait appel car je n’ai commis aucun des faits pour lesquels j’ai été condamné. Je mobiliserai toutes les forces dont je suis capable pour défendre cette vérité profondément ancrée en moi. »

Un front commun des prévenus

Nicolas Sarkozy n’est pas le seul à contester le jugement du 25 septembre dernier. À ses côtés, ses anciens collaborateurs et intermédiaires présumés affichent la même ligne de défense :

  • Brice Hortefeux : Condamné à deux ans de prison en première instance, l’ancien ministre de l’Intérieur a revendiqué une innocence « qui ne se divise pas », qualifiant le premier jugement d’injuste et infondé.
  • Alexandre Djouhri : L’homme d’affaires, condamné à six ans de prison, a dénoncé un « traquenard » et des motifs d’incarcération fallacieux.

Le traumatisme des parties civiles

Au-delà des enjeux politiques et judiciaires, le procès a laissé place à l’émotion des familles de victimes de l’attentat du DC-10 d’UTA. En première instance, la justice avait estimé que le clan Sarkozy avait tenté d’obtenir un soutien financier libyen en échange de la réhabilitation judiciaire d’Abdallah Senoussi, chef des renseignements de Kadhafi.

Pour les proches des victimes, cette « négociation » avec des terroristes est vécue comme une trahison morale. « Il est difficile de voir qu’un président de la République a marchandé l’impunité d’un terroriste », a témoigné Guillaume Denoix de Saint-Marc, président d’une association de victimes.

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