Moncef Marzouki : je suis fier d’avoir oeuvré au report du Sommet de la Francophonie

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Moncef Marzouki : je suis fier d’avoir oeuvré au report du Sommet de la Francophonie

L’ancien président de la République Moncef Marzouki était l’invité de France 24, hier mardi 12 octobre, pour une interview de douze minutes durant lesquelles il a renouvelé ses critiques virulentes contre Kaïs Saïed.

Interrogé à propos de ses déclarations dans lesquelles il invite la France à s’immiscer dans les affaires intérieures tunisiennes, Moncef Marzouki a botté en touche affirmant qu’il a dit le contraire et qu’il a demandé à la France de ne pas soutenir le dictateur pour que le « peuple des citoyens » décide seul de son sort. Le journaliste l’a contredit tout de suite en lui répétant mot à mot ses propos dans lesquels il demande clairement à la France de soutenir l’opposition tunisienne. Malgré cela, Moncef Marzouki a continué son déni indiquant que c’est le propre de tous les dictateurs de traiter leurs opposants de traitres. Il a ainsi rappelé qu’il a subi ces accusations du temps de Bourguiba et de Ben Ali et même quand il était au pouvoir. L’interview de France 24 était caractérisée par de nombreuses contrevérités de l’ancien président, mais aussi d’un aveu.

Interrogé s’il figure parmi ceux qui ont travaillé à l’annulation ou au report du Sommet de la Francophonie qui devait avoir lieu en novembre en Tunisie, Moncef Marzouki a  dit : « Oui, je l’assume pleinement et j’en suis fier. Je ne veux pas qu’un tel sommet se déroule dans un pays qui vit sous une dictature. J’aurai souhaité qu’il se déroule en Tunisie, mais à condition que ce soit dans un pays démocratique. Mais voir trente chefs d’Etat de pays démocratiques venir dans un pays qui vit un putsch, ceci est un blanc-seing pour la dictature et c’est ce que je refuse. Je souhaite que le pays retrouve la démocratie, durant cette année, et je serai heureux, à ce moment là, de voir le sommet se dérouler en Tunisie ».

A propos du gouvernement et de sa cheffe, Najla Bouden, Moncef Marzouki a balayé d’un trait la nomination indiquant que la dame n’est qu’une secrétaire et que son propre parti, Irada, a une femme à sa tête.

 Source : Business News