Mauritanie: l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz en difficulté, le régime actuel veut qu’il soit emprisonné

Mohamed Ould Abdel Aziz
Mohamed Ould Abdel Aziz

Mauritanie: l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz en difficulté, le régime actuel veut qu’il soit emprisonné

Le 11 mai 2021, Mohamed Ould Abdel Aziz a répondu à une autre convocation des juges du pôle anti-corruption chargé du dossier lesquels ont déposé une commission rogatoire en vue de chercher la présence présumée d’or dans sa résidence à Béni Chab qui a étais démolie dans cette opération. Présentement, l’ancien président est placé en résidence surveillée pour une période de deux mois, renouvelable quatre fois, selon la décision du magistrat.


C’était la deuxième fois qu’Aziz comparaissait devant un magistrat enquêtant sur l’affaire depuis que les accusations, y compris de blanchiment d’argent, avaient été portées en mars. La décision de surveillance , selon AFP, est valable pour une période de deux mois, renouvelable quatre fois. Mohamed Ould Abdel Aziz a dirigé le pays de 2008 à la mi-2019, date à laquelle il a été remplacé par son ancien bras droit et ancien ministre de la Défense, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Les avocats d’Aziz ont publié une déclaration condamnant la décision «inique». «Cette victimisation vise tout simplement à empêcher l’ex-président de bénéficier de ses droits politiques garantis par la constitution», indique le communiqué. L’ex-président a déclaré qu’il était persécuté dans le but de le garder à l’écart de la politique, mais il a juré qu’il n’irait pas en exil. Aziz a rejoint en avril un petit parti d’opposition, Ribat National, pour tenter de sauver sa carrière politique après avoir été expulsé du parti au pouvoir, l’Union pour la République (UPR), qu’il avait fondé.

L’un des gendres d’Aziz, deux anciens premiers ministres, cinq anciens ministres et quatre hommes d’affaires font également l’objet d’une enquête.
Les accusations faisaient suite à une enquête d’un an lancée par le Parlement sur la gestion des revenus pétroliers, la vente de propriétés publiques, la liquidation d’une entreprise publique et les activités controversées d’une entreprise de pêche chinoise.
Un procureur de la République impliqué dans l’enquête en mars a déclaré qu’en 96 millions d’euros (115 millions de dollars) avaient été saisis.

AFP