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Mauritanie : 4 ans de prison ferme pour deux députées (Sawab/IRA)

Le tribunal de première instance de Nouakchott Ouest a tranché ce lundi soir. Les députées Mariem Cheikh Dieng et Ghamou Achour ont été reconnues coupables de plusieurs chefs d’accusation liés à leurs activités sur les réseaux sociaux, marquant un tournant judiciaire majeur pour les élues du parti Sawab.

Un verdict lourd et sans appel

À l’issue d’une audience tendue tenue ce lundi, le verdict est tombé : quatre ans de prison ferme pour Mariem Cheikh Dieng et Ghamou Achour. En plus de cette peine privative de liberté, la cour a ordonné la confiscation des « instruments du crime », faisant référence aux outils numériques utilisés par les condamnées.

Cette décision fait suite aux réquisitions du ministère public qui, invoquant la procédure de flagrant délit, avait initialement réclamé une peine de cinq ans d’emprisonnement ainsi que la levée de l’immunité parlementaire des deux élues.

Un procès marqué par des tensions procédurales

Le climat dans la salle d’audience était électrique. Avant même le prononcé du jugement, la défense a quitté les lieux en signe de protestation. Les avocats des deux députées entendaient ainsi dénoncer le rejet, par la cour, de leurs exceptions de procédure.

Des accusations portant sur la cohésion sociale

Le dossier repose sur une série de publications diffusées sur les plateformes numériques. Les chefs d’accusation retenus par la justice mauritanienne sont particulièrement graves :

  • Atteinte aux symboles nationaux via les réseaux sociaux.
  • Diffusion de propos racistes visant à fragiliser la paix civile et la cohésion sociale.
  • Appel à des rassemblements de nature à troubler l’ordre public.
  • Menaces, diffamation et incitation à la violence.

Contexte politique

Membres actives du mouvement IRA (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste) dirigé par Biram Dah Abeid, Mariem Cheikh Dieng et Ghamou Achour siègent au Parlement sous les couleurs du parti Sawab. Cette condamnation intervient dans un contexte politique sensible où la régulation de la parole publique sur Internet fait l’objet de vifs débats en Mauritanie.

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