L’Espagne arrive au sommet de l’OTAN avec priorité sa défense du sud.

 

L’Espagne arrive au sommet de l’OTAN avec priorité sa défense du sud.

L’Espagne a promis d’augmenter ses dépenses de défense à au moins 2 % de son produit intérieur brut (PIB) depuis 2014. Elle espérait alors y parvenir avant 2024. C’est ainsi que l’Espagne arrive au sommet de l’OTAN qui se tient cette semaine à Washington, aux États-Unis.
Comme il ne pouvait en être autrement, l’accent sera mis sur la Russie et l’adhésion de l’Ukraine – la question de la guerre à Gaza ne devrait même pas être abordée – mais il sera également question de la manière dont l’organisation peut se défendre contre d’éventuelles menaces qui pourraient survenir.

Ce sera l’un des principaux objectifs de l’Espagne lors du sommet, où elle espère que les médias n’accorderont pas trop d’attention au détail des dépenses.
L’excuse de l’Espagne est maintenant que le PIB croît bien au-dessus de la moyenne, ce qui rend difficile l’objectif de 2 %, « un chiffre qui ne représente pas l’effort consenti par le pays, dans de nombreux cas bien supérieur à celui que font les autres. »
Dans ce sens, Elle insiste sur le fait qu’elle est le troisième pays qui a le plus augmenté ses dépenses de défense ces dernières années : 77 % puis 2016, seulement derrière la Pologne (+173 %) et l’Allemagne (+186 %).
Et en même temps, il souligne que l’engagement n’est pas seulement d’augmenter les dépenses de défense, mais d’‘‘investir dans les capacités‘‘, car ‘‘on ne peut pas dépenser au-dessus de sa capacité de dépenser‘‘ et il faut éviter de ‘‘gaspiller de l’argent‘‘.
L’année dernière, l’Espagne a augmenté ses dépenses de défense de 15,6 %, ce qui, pour le gouvernement, constitue déjà un signe important de l’élan donné à cet engagement.

Des sources de la Moncloa, qui transmettent ces messages, soulignent que l’Espagne s’attachera à lancer un message d’unité et de cohésion dans la défense du territoire de l’OTAN, à renforcer l’unité et la défense de l’Alliance et de l’UE et à contribuer à le soutien à l’Ukraine. L’une des principales priorités de l’Espagne avant le sommet est d’élaborer un plan spécifique pour lutter contre « les menaces qui viennent du sud ».
L’idée est de cesser d’ignorer le danger qui vient de certains pays, du terrorisme au crime organisé ou aux réseaux de trafics de toute sorte, selon des sources de la présidence du gouvernement, et de le traiter ‘‘pour la première fois‘‘ comme il le mérite en cherchant pour « ordonner l’activité de l’alliance dans toute la région ».
Pour l’Espagne, les contacts avec la Mauritanie et la Jordanie revêtiront une importance particulière, mais de nombreux pays non-membres de l’OTAN participeront à la réunion, comme l’Egypte, le Qatar, la Tunisie, les Émirats arabes unis et Bahreïn.

De son côté, l’OTAN cherchera également à renforcer ses alliances avec des partenaires de la zone Asie-Pacifique, comme le Japon, la Corée du Sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, qui ne font pas partie de l’Alliance, mais sont liés et peuvent faire contrepoids à la Chine.
Le président ukrainien lui-même, Volodymyr Zelensky, sera présent pour discuter du soutien des alliés et de la réorganisation de la défense du territoire et de la souveraineté européens, et il devrait approuver un ensemble de mesures qui faciliteront « l’éventuelle adhésion de l’Ukraine » à l’OTAN.

À cette fin, ce sommet créera une autre figure, celle du « haut représentant de l’OTAN pour l’Ukraine » qui sera basé à Kiev et fera office d’interlocuteur entre l’Alliance et le pays en guerre.
Il ne faut pas oublier que l’alliance militaire a été créée pour faire face à la menace de la Russie (à l’époque, l’Union soviétique) et que déjà lors du sommet de Madrid en 2022, l’adhésion de la Suède et de la Finlande a été convenue, ce qui permet d’avoir plus de kilomètres de frontière avec le pays de Poutine.
Bien que l’un des invités du sommet soit le ministre israélien de la Défense, puisqu’un ministre palestinien qui n’est pas membre de l’Alliance y assiste généralement également en tant qu’invité, dans ce cas, il s’agira tout au plus de « l’instabilité que connaît le Moyen-Orient ».
C’est pour cette raison que la réunion des dirigeants internationaux sera un examen, le test neurologique que beaucoup réclament.

Avec agences

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