Les difficultés du secteur pétrolier en Libye et au Nigeria freinent l’engagement de l’OPEP à rehausser la production

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Les difficultés du secteur pétrolier en Libye et au Nigeria freinent l’engagement de l’OPEP à rehausser la production

(Agence Ecofin) – En mars, un rapport du cartel indiquait que la production pétrolière de l’OPEP+ avait été inférieure aux prévisions. Des observateurs avaient souligné un potentiel renforcement de la situation, dû aux répercussions de contexte politique sur le secteur pétrolier libyen.

Selon les derniers chiffres de production, l’OPEP+ (Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés) n’est pas parvenue à honorer son engagement d’augmenter la production en avril de 400 000 b/j, comme elle l’avait annoncé.

La situation est principalement due à la crise que connaît l’industrie pétrolière au Nigeria et en Libye, deux des dix pays de l’OPEP qui devait fournir, en vertu de l’accord signé en 2021, pour limiter les impacts du Covid sur les cours du brut, environ 254 000 b/j sur les 400 000 b/j prévus au cours de la période.

En Libye, les capacités de production de l’industrie pétrolière ont été réduites de moitié, à 600 000 b/j contre 1,2 million au début de l’année. Une baisse due à la force majeure déclarée sur plusieurs sites de production, dans un climat marqué par le retour des violences sociopolitiques.

Pour les observateurs, ces différentes raisons expliquent pourquoi la production de l’OPEP et de ses alliés, est globalement en dessous des hausses de production prévues d’octobre à mars, à l’exception du mois de février. A cela s’ajoutent les sanctions imposées à la Russie, dans le cadre de la guerre en Ukraine.

Bien que 28,58 millions b/j aient été extraits par l’OPEP en avril, soit 40 000 barils par jour de plus qu’en mars, le cartel a pompé en dessous du quota d’augmentation mensuelle de 254 000 b/j convenu avec ses alliés.

Abdel-Latif Boureima

Agence Ecofin