Le temps du retour vers la terre.

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Le temps du retour vers la terre.

La dépendance de notre pays, des autres états en denrées extrêmement consommées est devenue une véritable préoccupation. A cette aune, produire dans le pays ce que nous consommons doit être une priorité nécessaire.

La Mauritanie est un pays à majorité de jeunes, non instruites et au chômage. Ce qui constitue une bombe à retardement, car le chômage de masse est un cercle vicieux insidieux pour les jeunes d’abord mais aussi pour la société.

Alors qu’elle a un énorme potentiel de production agricole. Nous avons des terres arables dont une partie reste inexploitée et des ressources en eau renouvelables non utilisées.

Le secteur rural est l’un des secteurs les plus importants de l’économie mauritanienne. En effet, plus de soixante deux pour cent (62 %) de la population du pays vit principalement des activités rurales, il contribue pour 17% du PIB et il est le 2nd pourvoyeur d’emploi dans le pays, dont l’agriculture contribue pour une grande part.

Notre population augmente et doit être nourrie forcément, ce qui lie entièrement notre avenir à l’agriculture, même si les autres secteurs ne sont pas à négliger.

L’agriculture permet de créer 𝗱𝗲𝘀 𝗲𝗺𝗽𝗹𝗼𝗶𝘀, d’𝗮𝘂𝘁𝗼𝗻𝗼𝗺𝗶𝘀𝗲𝗿 les 𝗷𝗲𝘂𝗻𝗲𝘀 ruraux et de limiter l’exode rural.

Des estimations stipulent que l’agriculture, à travers une révolution verte, pourrait générer beaucoup d’argent pour le pays, générera à elle seule des emplois pour plus de 50% de la population active et nous permettra 𝗱’𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗮𝘂𝘁𝗼𝗻𝗼𝗺𝗲 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝘀𝗲𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗮𝗹i𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲.

Notre pays a une surface agricole utile qui représente environ 0,5% du territoire national (estimée à 502 000 ha) qui peut d’ailleurs être largement augmenter par un aménagement et une réhabilitation des terres enclavées. On a certes pas une bonne pluviométrie mais si l’état créé des infrastructures hydrauliques de qualité, avec une bonne maîtrise des utilisations de l’eau de surface pour l’agriculture irriguée, une intensification et une mécanisation en plus des financements des agriculteurs, on aura une réponse vigoureuse à la problématique de l’emploi des jeunes et cela impactera positivement le développement du pays.

Depuis l’arrivée de son excellence le Président Mohamed Ould Ghazouani à la tête du pays des efforts ont été faites et une politique nationale agricole mise en place.

– Une augmentation des superficies cultivables.

–  Une sécurisation des cultures contre la divagation des animaux.

–  Une amélioration et une organisation de l’accès aux intrants agricoles

–    La création de structure dédiée au crédit.

–    L’élaboration d’un nouveau code d’investissement attrayant pour les investisseurs nationaux et internationaux.

– Création d’établissement public pour aider les agriculteurs dans les travaux du sol et la récolte de leurs productions. Cette politique, il faut le reconnaître dans son élaboration est une bonne chose, mais sa mise en œuvre reste une problématique.

Si non, comment comprendre qu’une région servie par des cours d’eaux et un couvert végétal les plus importants pour la production agricole reste à la traîne. Je veux parler de Rosso et ses villages environnants. Le monde rural bastion de production agricole souffre des maux. L’aide allouée aux agriculteurs n’arrive pas à destination. L’agriculture familiale qui represente environ 50% des superficies cultivées ne nourrit même plus les familles. Les paysans répètent sans cesse les même mouvements depuis toujours sans jamais s’en sortir. Ces populations sont fatiguées, la peau de leur main abîmée par le dur labeur. Des gestes ancestraux qui expriment l’intime expression de l’existence archaïque qui sommeille en eux.

Il est de la responsabilité du gouvernement de les aider à innover, à avoir les informations, matériels et formations adéquates.

Il est de notre responsabilité à tous d’orienter le développement du pays aux multiples opportunités agricole qui ne demande que des guides et une réelle volonté politique pour amorcer son développement.

L’agriculture est un secteur clé pour le développement pour 𝗱𝗲𝘀 𝗶𝗻𝘃𝗲𝘀𝘁𝗶𝘀𝘀𝗲𝘂𝗿𝘀 𝘃𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻𝗻𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀.

Retournons vers la terre, elle ne ment pas. Comme disent les wolofs » ndiariñ laagui çi souf ci, kone ça waar wa ».

Très bon week-end à tous.

M.F.