Le Polisario exige que le Premier ministre espagnol « rectifie » sa position

Le Polisario exige que le Premier ministre espagnol rectifie sa position

Le Polisario exige que le Premier ministre espagnol « rectifie » sa position envers le Sahara occidental

Madrid, 08 mai 2022 (SPS) Le Front Polisario a exigé que le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez « rectifie » sa position concernant le Sahara occidental, notant que son récent revirement au sujet de la question sahraouie était contraire à la légalité internationale et qu’il représentait une prise de position unilatérale car, non soumise à l’approbation du Parlement espagnol.

S’exprimant samedi lors de la 26e Conférence « Paix et liberté pour le peuple sahraoui », tenue au Parlement de La Rioja (Espagne), le représentant du Front Polisario à Madrid, Abdullah Arabi a exigé que Pedro Sanchez, « rectifie » sa position concernant le Sahara occidental, critiquant le fait que « le gouvernement espagnol se tienne aux côtés d’une puissance occupante, qui est le Maroc, qu’il prenne ses distances avec le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et qu’il s’exclue du processus des Nations unies visant à rechercher une solution conformément au droit international ».

« Ce tournant pris par le gouvernement espagnol, a ajouté le diplomate sahraoui, a été rejeté par presque toutes les instances au niveau national et régional », car, dit-il, « il rompt un consensus qui existait en Espagne concernant la cause sahraouie et se démarque de la légalité internationale », en plus d’être « une décision unilatérale non approuvée par le Parlement ».

Il a considéré la nouvelle position du gouvernement espagnol comme un « virage radical » et a invité les Assemblées régionales espagnoles à  « réaffirmer leur engagement envers le peuple sahraoui ».

Il a rappelé, en outre, que le peuple sahraoui « se bat pour son indépendance depuis 46 ans et cette décision du gouvernement espagnol (…), ne change en rien le statut politique et juridique de la question du Sahara occidental ».

Il s’agit d’une question de décolonisation en attente de parachèvement, et « qu’il faut donc offrir au peuple sahraoui la possibilité de décider de son avenir à travers un référendum d’autodétermination », a-t-il rappelé. (SPS)