Le Maroc dénonce la duplicité de l’Algérie et du «polisario» au sujet de l’Envoyé personnel pour le Sahara marocain

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Sahara occidental / conseil de securite onu

LE MATIN 20 avril 2021 à 20:11

Dans une lettre adressée aux membres du Conseil de sécurité des Nations unies, à la veille des consultations du Conseil sur la question du Sahara marocain, prévues le 21 avril, l’ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hilale, a mis à nu les obstructions, blocages et atermoiements de l’Algérie et du «polisario» au sujet de la nomination d’un Envoyé personnel du Secrétaire général et la reprise du processus politique onusien, battant en brèche les amalgames et la confusion que l’Algérie tente de créer à ce sujet.

À cet égard, M. Hilale a souligné que le Maroc a promptement accepté les propositions du Secrétaire général de l’ONU pour les nominations, d’abord, de l’ancien Premier ministre roumain, Petre Roman, en décembre 2020, et par la suite, de l’ancien ministre des Affaires étrangères du Portugal, Luis Amado, le mois dernier, en tant qu’Envoyé personnel pour le Sahara marocain. «À travers ses réponses positives et diligentes à ces propositions, le Maroc reconfirme son engagement à soutenir les efforts exclusifs de l’ONU pour résoudre ce différend, ainsi que son respect des résolutions du Conseil de sécurité», a déclaré le diplomate marocain. «À l’opposé, l’Algérie et le “polisario” continuent de bloquer le processus politique onusien. En moins de trois mois, ils ont refusé les deux propositions de nomination de M. Petre Roman et de M. Luis Amado. Ce qui constitue une violation flagrante de la résolution 2548, qui a demandé la nomination d’un “nouvel Envoyé personnel dans les meilleurs délais”», a-t-il rappelé.

«Cette obstruction constitue un affront à l’autorité du Secrétaire général et un dédain pour les résolutions du Conseil de sécurité. Elle met à nu le double langage de l’Algérie et du “polisario” : d’une part, ils appellent, en public et au plus haut niveau, à la nomination d’un Envoyé personnel et la reprise du processus politique, osant même critiquer le Secrétaire général pour l’absence d’un Envoyé. D’autre part, ils rejettent tous les candidats qualifiés et de stature internationale, proposés par le Secrétaire général», a martelé M. Hilale.