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Le littoral mauritanien, enjeux, défis et solutions

Le littoral mauritanien, enjeux , défis et solutions
La Mauritanie a une longueur littorale de plus de 700 Km et bénéficie d’une position géographique et climatique favorables qui font d’elle une destination prisée de toutes les espèces de poissons ,d’oiseaux et autres animaux marins du monde qui viennent s’y reproduire ou profiter de la douceur du climat, de la vase , des herbes qu’offre cet écosystème marin unique en son genre .Cette biodiversité marine attire également plusieurs espèces de crustacés fuyant le froid glacial boréal pendant l’hiver en Occident .Le littoral mauritanien est une aubaine aussi bien pour les chercheurs ,que pour les touristes de s’approcher de plus prés des oiseaux et des phoques moines ou des tortues dans un environnement écologique sans pareil : Le soleil y est toujours présent , les plages belles et propres et le silence y est de mise ; donc de beaux endroits propices aux recherches scientifiques , à l’étude sur toutes les espèces d’oiseaux et de poissons ,le littoral attire également des écrivains en quête d’inspirations . De beaux endroits et des sites à visiter aussi bien au banc d’Arguin , Nouamghar , aux larges de Nouakchott , les environs de Ndiagou qu’aux belles plages de l’axe Nouadhibou -Nouakchott ! Bien que les plages mauritaniennes soient une merveille de la nature de par leurs belles places balnéaires avec un sable fin , propre et un écosystème unique en son genre qui attirent de milliers de touristes venus de tous les coins du monde ainsi que des chercheurs de tous horizons , nos gouvernants doivent cependant ,réfléchir à la manière de préserver ce patrimoine écologique marin tant convoité et envié aux fins de le développer et le pérenniser : nos côtes comptent parmi les plus poissonneuses au monde , la nature nous gratifie de la douceur d’un beau climat qui attire toutes les espèces d’oiseaux de crustacés et de poissons vers nos eaux mais cette ressource est aujourd’hui fortement menacée au point de disparaître sans préservation !
Notre littoral souffre du fait de la surpopulation des villes côtières Nouakchott et Nouadhibou qui abritent à elles seules plus de la moitié de notre population active puisque le secteur de la pêche couvre plus de 90 % de nos industries qui sont implantées sur le littoral et de ce fait principal pourvoyeur de l’emploi . Cet état de fait consécutif de l’urbanisation galopante a impacté négativement notre écosystème marin : le Cap blanc a vu la réduction de son espace par l’extension de la ville de Nouadhibou , les usines et les habitations diffusent sur la mer et les plages des résidus toxiques qui polluent lamentablement les habitats de cette faune portant ainsi un coup dur à l’écosystème marin .Pour couronner le tout , la destruction du cordon dunaire (à cause de prélèvements de sable et du coquillage pour la construction ) rend nos villes côtières vulnérables à l’avenir face à la montée des eaux surtout pour Nouakchott qui se situe sur une zone basse par rapport au niveau de la mer…. Pour ce faire, il urge aux autorités de prendre des mesures immédiates allant dans le sens d’ endiguer le cordon dunaire qui jadis protégeait toutes les villes côtières de la montée des eaux pendant les périodes de hautes marées et contre les grands fléaux de types Tsunami qui deviennent récurrents d’autre part dans le monde du fait du réchauffement climatique. …..Protéger le banc d’ Arguin et l’ériger en aire marine protégée , éloigner toutes les concessions à usage privé de cette zone ,créer aussi des bacs à ordures le long des plages pour récupérer tous les objets plastiques et autres déchets ménagers susceptibles de polluer nos eaux , revoir aussi les contrats avec les partenaires aussi bien dans le cadre de la pêche que ceux ayant attrait aux installations des plateformes gazières ou pétrolières pour la préservation de nos côtes ,interdire les citernes videuses des fosses septiques de rejeter désormais ces déchets en mer ou sur le long du littoral pour favoriser les touristes écologiques.
Ces mesures, ci –haut citées sont plus que nécessaires pour faire régénérer la ressource halieutique qui devient de plus en plus rare. Les médias doivent également intervenir dans la sensibilisation et la conscientisation du citoyen par rapport à la préservation de notre écosystème marin pour ainsi rendre plus vital le secteur du tourisme afin que la destination Mauritanie devienne encore plus attrayante !

Yahya Mamadou Niane,responsable du Site Rapideinfo au Gorgol et au Guidimakha

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