Le Groupe de Genève appelle l’ONU à dépêcher une mission d’enquête au Sahara occidental occupé

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Le Groupe de soutien de Genève pour la protection et la promotion des droits de l’homme au Sahara occidental, a appelé samedi l’ONU à créer un mandat de Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés, et à envoyer une mission internationale pour enquêter sur les abus et les violations commis par l’occupant marocain contre le peuple sahraoui.

« Le groupe de soutien de Genève appelle le conseil des droits de l’Homme des Nations unies à créer un mandat de Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’Homme dans le territoire non-autonome occupé du Sahara occidental », lit-on dans un communiqué signé par près de 300 ONG faisant partie de ce groupe de défense des droits de l’Homme.

Le groupe de Genève a également saisi le Conseil de sécurité de l’ONU afin de « tenir un débat urgent sur la situation dans le territoire non-autonome occupé du Sahara Occidental et à envoyer immédiatement une Mission internationale d’enquête », rappelant que l’occupation du Sahara occidental a conduit à de graves violations systématiques des droits de l’homme et à des infractions au droit international humanitaire, y compris des centaines de disparitions forcées.

Se félicitant de la déclaration publique faite le 1er juillet par Mme Mary Lawlor, Rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, qui condamne le Maroc pour le ciblage « systématique et incessant  » des défenseurs des droits humains et des journalistes sahraouis, le Groupe de Genève souligne que cette déclaration publique fait suite à un certain nombre d’avis pris par le Groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire des défenseurs des droits de l’homme sahraouis.

Dans sa déclaration, Mme Lawlor a souligné plusieurs cas flagrants de répression que les organisations de défense des droits de l’homme ont porté à son attention, notamment ceux des défenseurs sahraouis des droits de l’homme Naâma Asfari et Khatri Dadda, qui sont détenus depuis 2010 et 2019 respectivement, ainsi que l’assignation à résidence illégale de Sultana et Luara Khaya, détenues arbitrairement dans leur maison depuis novembre 2020 et soumises à des agressions brutales par des agents marocains, y compris des viols.

Mme Lawlor a déclaré qu’elle a reçu des rapports selon lesquels les défenseurs des droits de l’homme travaillant sur les questions liées aux droits de l’homme au Sahara Occidental ont été soumis à « des actes d’intimidation, de harcèlement, de menaces de mort, de criminalisation, de peines de prison, d’agressions physiques et sexuelles, menaces de viol et de surveillance ».

Mme Lawlor s’est également déclarée particulièrement préoccupée par le recours à la violence pour empêcher et entraver les activités pacifiques des femmes défenseurs des droits de l’homme.

Plusieurs défenseurs des droits humains et journalistes sahraouis bien connus, y compris ceux qui ont fondé l’Organe sahraoui contre l’occupation marocaine (ISACOM) en septembre 2020, ont été harcelés, arrêtés arbitrairement, torturés et même violés par les forces de sécurité marocaines.

En outre, une enquête a été ouverte contre l’organisation par le procureur général de Laayoune occupé.   Genève, 04 jul 2021 (SPS)