L’Arabie Saoudite pour accueillir le Dakar, un choix contesté

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L’Arabie Saoudite pour accueillir le Dakar, un choix contesté. Ça y est, c’est le grand jour pour le Dakar version 2020 qui démarrera cette après-midi. Sept Belges seront au départ de la course qui, après onze éditions d’affilée en Amérique du Sud, se déroule cette année en Arabie Saoudite.

Un pays décrié pour sa non-application des droits de l’homme. Pourtant, aucun coureur du Dakar n’a boycotté la course.L’Arabie Saoudite pour accueillir le Dakar, un choix contesté.
Après les Supecoupes d’Italie et d’Espagne, un grand prix de Formule E ou le combat de boxe d’Anthony Joshua, c’est le Dakar qui débarque en Arabie Saoudite ce dimanche. Depuis quelques mois le pays de la péninsule arabique fait tout pour associer son nom à de grands événements sportifs pour lesquels l’intérêt est mondial. Une façon de redonner son image, souvent écornée, auprès du reste du monde. Mais l’Arabie Saoudite reste un pays où les droits de l’homme ne sont pas respectés et les membres d’organisation les défendant veulent attirer l’attention comme l’explique Antoine Madelin, directeur du plaidoyer de la Fédération Internationale pour les droits humains : « On a recensé l’année dernière 180 personnes exécutées dans l’application de la peine de mort, y compris des mineurs », explique Antoine Madelin. Avant de poursuivre : « Les femmes viennent d’acquérir le droit de conduire, en 2018 mais elles sont encore soumises à la tutelle masculine pour pouvoir conduire. Et selon moi, c’est une situation qui devrait sensibiliser les coureurs du Dakar. »

Les coureurs du Dakar eux, malgré leur avis sur les pratiques qui se déroulent en Arabie Saoudite, ils ne préfèrent pas mélanger sport et politique. A l’image d’un des Belges présents au départ cette année, le Liégeois Fabian Lurquin : « Je fais du sport automobile, peu importe où le rallye va ce n’est pour autant que je cautionne ou à l’inverse que je rejette ou que je m’attarde ce que fait le pays au niveau politique. Je viens faire mon sport ici comme je le faisais en Mauritanie ou au Maroc sans trop me préoccuper de ce qu’il s’y passe. Sinon je ne ferais plus de courses automobiles depuis longtemps. »

Un avis manifestement partagé par de nombreux sportifs. Pour l’instant, que ce soit Cristiano Ronaldo ou le reste des joueurs de la Juventus et de la Lazio, Stoffel Vandoorne ou aucun pilote du Dakar n’a publiquement boycotté un des multiples événements organisés par l’Arabie Saoudite.

T. Van der Linden
RTBF