L’Algérie omet la question du Sahara lors de réunions internationales

L’Algérie omet la question du Sahara lors de réunions internationales

Publié dans Yabiladi le 26/10/2022 par Mohammed Jaabouk

A l’occasion de la commémoration de la Journée mondiale des Nations unies, le ministre algérien des Affaires étrangères a adressé un long message à l’ONU. Une fois n’est pas coutume, le texte de Ramtane Lamamra a fait l’impasse sur la question du Sahara occidental. Le chef de la diplomatie s’est contenté d’appeler à «rehausser la collaboration entre tous les Etats pour recouvrer la paix et la stabilité dans le monde, mettre fin à la pauvreté, réduire les inégalités et permettre la réalisation de tous les Objectifs de Développement Durable», rapporte l’APS.

Pour mémoire en octobre 2016, à l’occasion de la célébration du 71e anniversaire de la création de l’ONU, Lamamra avait déploré que «l’élan de libération et de décolonisation en Afrique a permis à tous les peuples du continent d’accéder à leur droit à l’indépendance à l’exception du peuple sahraoui». Dans son allocution de 2014 prononcée lors de la même commémoration, il avait souligné que «le Maghreb attend la décolonisation du Sahara occidental».

Lamamra n’est pas le seul responsable algérien ayant omit de citer le différend régional lors d’une réunion internationale. Il en est de même pour le président de la Chambre haute, Salah Goudjil, lors de son discours prononcé en son nom, mercredi 26 octobre en Indonésie à l’Assemblée constitutive de la Ligue des sénats, conseils consultatifs et conseils similaires des pays de l’Organisation de la coopération islamique (OCI).

Pour rappel, Goudjil avait consacré son intervention à la question du Sahara, à l’occasion de la réunion des présidents des Parlements africains, tenue en septembre en Afrique du sud. Il avait appelé à mettre un terme à l’ «occupation marocaine du Sahara occidental» et «permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination».

Le fait que deux hauts responsables algériens ne mentionnent pas la question du Sahara occidental, à l’occasion d’événements internationaux, pourrait faire office de signe d’apaisement en direction du roi Mohammed VI afin de garantir sa présence au sommet arabe. Un sommet, faut-il le rappeler, qui est boudé par la majorité des dirigeants des monarchies du Golfe.

Source : yabiladi

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