Commémoration des 50 ans de l’ARPRIM : Kadiata Malick Diallo appelle à recentrer le débat sur l’essentiel
L'honorable députée Kadiata Malick Diallo réagit aux critiques de Samba Thiam et Souleymane Kane sur l'usage des langues lors du cinquantenaire de l'ARPRIM et appelle à célébrer les acquis historiques de l'association.
J’avais lu sur la page Facebook de Kaaw Elimane Bilbassi Touré la réaction du président Samba Thiam à propos de la commémoration du cinquantenaire de l’ARPRIM, dans laquelle il regrettait que le discours du président de l’association n’ait pas été prononcé en pulaar avant toute autre langue. J’en avais déduit qu’il avait été induit en erreur quant à l’ordre de succession des langues dans cette intervention. Je n’avais donc éprouvé aucun besoin de préciser publiquement que les choses s’étaient en réalité déroulées comme il le souhaitait.
J’ai ensuite écouté la réaction du premier président de l’association, Souleymane Kane, qui, avec beaucoup d’amertume, a estimé que le fait que le pulaar n’ait pas été prononcé en premier revenait à enterrer définitivement les efforts entrepris durant ces cinquante dernières années.
Le post de Samba Thiam, ainsi que les échanges vocaux entre Souleymane Kane et le président en exercice, Bocar Amadou, sur cette question, partagés dans le groupe Golal Media, ont commencé à susciter de nombreux commentaires. J’y ai alors fait un vocal pour souligner que cette critique n’était pas fondée. J’y ai également précisé qu’il ne fallait pas accorder à cet aspect de la question une importance telle qu’elle en vienne à éclipser l’essentiel : célébrer les acquis de l’Association au cours de ses cinquante années d’existence.
Je ne sais pas si la nouvelle déclaration du président Samba Thiam me vise personnellement. Toutefois, je tiens à préciser que ma réaction n’est nullement dictée par une quelconque solidarité idéologique, qu’elle soit aveugle ou éclairée. Elle procède uniquement du souci de rétablir la vérité et de recentrer le débat sur l’essentiel de ce qui nous a réunis à cette date historique : cinquante années de sacrifices consentis par des hommes et des femmes de conviction, dont plusieurs grandes figures ne sont malheureusement plus de ce monde.
Kadiata Malick Diallo



