Hommage à Abou Bakarine Sy « Assurance » : Le sérieux au service des autres

Bientôt deux ans qu’il nous a quittés, notre grand frère, notre ami, notre voisin Sy Abou Bakarine dit Assurance pour les intimes. « Un homme de devoir et une force tranquille » dit notre grand Youssouf Tramboura.
Abou Bakarine Sy, « Assurance »comme le surnommaient ses coéquipiers de Moderne, nous a quittés le 24/06/2024. Mais ce que Kaédi retiendra de lui, c’est d’abord l’homme.
Un homme sérieux. Dans sa parole, dans son travail, dans sa façon d’avancer. Pas de bruit, pas d’esbrouffe. Juste la rigueur de celui qui sait ce qu’il doit faire et le fait bien. Son poste d’axe central lui allait : il rassurait, recadrait, protégeait. Comme sur le terrain, de Moderne au Port Autonome en passant par la sélection du Gorgol.
_Pour Abou Bakarine Sy, chaque chose dans la vie est une étape, et il faut que jeunesse se passe._
Un homme poli et courtois. Le respect, il l’avait pour tout le monde : l’aîné comme le plus jeune, le voisin de Wandama Stade comme l’inconnu. Sa politesse n’était pas une façade, c’était sa nature. Son sourire désarmait et mettait à l’aise.
Un brillant mathématicien. Après un baccalauréat série C obtenu avec brio en 1986-1987, feu Abou Bakarine aurait pu prétendre à une bourse d’études à l’extérieur. Mais il a préféré se sacrifier pour les siens. Il choisit l’École Nationale de Santé pour une formation d’infirmier. Servir son peuple passait avant tout.
Mais surtout, un homme dévoué. Dévoué à sa famille d’abord, qu’il portait avec fierté et discrétion. Dévoué à ses voisins, qu’il considérait comme sa propre famille. Un mot, un service, un soin : il répondait toujours présent. Dévoué à ses amis de Amridjel (Assaba) où il passa la majeure partie de sa carrière, qui gardent de lui le souvenir d’un frère loyal. Dévoué à son métier d’infirmier d’État, un sacerdoce pour lui.
Et ses congés ? Ce n’était jamais du repos. Pour Abou Bakarine, les vacances voulaient dire service. Il rentrait à Kaédi, ouvrait sa porte à tous. Il circoncisait gratuitement les enfants du quartier, consultait, soignait, rassurait. Des dizaines d’enfants, des familles entières, soignés sans jamais demander une ouguiya. C’était sa façon d’aimer les siens.
La foule immense qui l’a accompagné à sa dernière demeure l’a compris : Abou Bakarine Sy n’était pas seulement un grand footballeur. C’était un homme de devoir, un voisin de cœur, un père et un frère exemplaire.
À sa veuve, ses enfants, sa maman et tous ses frères : nous partageons votre peine.
À Allah nous appartenons et à Lui nous retournerons. Qu’Allah l’accueille dans Son vaste paradis.
Pour Rapideinfo – Yahya Niane



