Grand Entretien ( imaginaire) : Savia Ntahah répond à l’opposition

Savia Ntahah répond à l’opposition
Propos imaginaires (cette fois) par Ahmed Ould Bettar / Rapide info
Rapide info : Madame la Ministre, l’opposition vous accuse de vendre un « mirage numérique » alors que les besoins de base, comme l’eau et le prix des denrées, étranglent les foyers. Que leur répondez-vous ?
Mme Savia Ntahah : Je réponds que l’opposition pratique la politique de l’autruche. Vouloir opposer l’accès à l’eau à l’accès au numérique est un faux débat. Aujourd’hui, en 2026, comment une femme rurale peut-elle payer son eau ou ses marchandises sans le paiement mobile ? Comment peut-elle savoir si elle vend son couscous au juste prix sans consulter les cours du marché sur notre portail ? Le numérique n’est pas un luxe, c’est l’outil qui permet justement de dégager les revenus nécessaires pour remplir le panier de la ménagère. Nous ne remplaçons pas le riz par des octets, nous donnons aux femmes les moyens d’acheter ce riz dignement, sans tendre la main.
Rapide info : On vous reproche de vouloir briser les traditions. La « main au henné » doit-elle forcément devenir une « main au clavier » pour être utile à la nation ?
Mme Savia Ntahah : (Sourire) Mais le henné et le clavier ne sont pas ennemis ! Regardez mes mains : elles portent notre culture, mais mon esprit porte la vision du Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Ce que l’opposition appelle « protection de la tradition » est souvent, en réalité, une volonté de maintenir la femme dans une dépendance économique. Une femme qui travaille, qui gagne sa vie et qui est répertoriée sur le portail « Femmes Mauritaniennes », c’est une femme qui renforce son foyer, pas qui le détruit. L’excellence féminine que nous primons chaque 8 mars est le plus beau visage de notre pays.
Rapide info : La « budgétisation par programmes » est un terme technique qui semble loin des préoccupations des citoyennes. Qu’est-ce que cela change concrètement pour la Mauritanienne lambda ?
Mme Savia Ntahah : C’est la fin du saupoudrage ! Avant, on distribuait des aides sans savoir si elles créaient de la richesse. Avec la budgétisation par programmes, chaque ouguiya est tracée. Si nous investissons dans une coopérative à Sélibaby, nous devons voir des résultats : plus de filles scolarisées, plus de revenus déclarés sur la plateforme. C’est de la transparence pure. C’est ainsi que nous garantissons la « paix sociale » : en prouvant que l’argent de l’État arrive réellement dans les mains de celles qui produisent.
Rapide info : Un dernier mot pour celles qui hésitent encore à franchir le pas du numérique ?
Mme Savia Ntahah : Le portail est votre maison. Que vous soyez artisane, ingénieure ou commerçante, n’ayez pas peur de la lumière. La Mauritanie de demain se construit avec vos talents, pas seulement avec vos silences.



