Fès: Perquisition au domicile du DG de la RADEEF, arrêté pour corruption

radeef corruption
radeef corruption

Fès: Perquisition au domicile du DG de la RADEEF, arrêté pour corruption

Arrêté vendredi pour « corruption », le DG de la Régie autonome de distribution d’eau et d’électricité de Fès (RADEEF), Hanafi Aboukir, a vu son domicile au quartier Champs de courses être perquisitionné le 8 octobre 2021.

Selon des sources proches de cette affaire, les éléments de la BNPJ « auraient saisi un montant de 500.000DH suite à une fouille dans le véhicule et l’appartement du suspect ». Par ailleurs, les enquêteurs de l’inspection générale de l’administration territoriale (IGAT) relevant du ministère de l’Intérieur seraient attendus ce lundi 11 octobre 2021 dans les locaux de la Régie pour vérifier les marchés et les décomptes signés par le DG de la RADEEF ».

L’enquête devrait concerner également « les circonstances de la proposition de la Direction des Régies du nouveau DG dans ce poste en remplacement de son prédécesseur, Youssef Laklalech, qu’on qualifiait de grand manager de l’établissement, alors qu’Aboukir faisait déjà l’objet de plusieurs « écrits » quand il était en charge de la gestion de la Régie d’Oujda ». « Et pourquoi Aboukir avait écarté les meilleurs cadres de la RADEEF dès son installation à Fès? », appuient nos sources. Arrêté dans un café huppé de la ville de Fès par des éléments de la BNPJ, le DG de la Régie est en garde à vue depuis hier à 13H. Il devrait être présenté devant le Parquet lundi.

L’homme a été interpellé en flagrant délit, alors qu’il recevait une « enveloppe de 20.000DH » des mains d’un entrepreneur, ex-agent de la RADEEF à la retraite, ayant réalisé des chantiers de réseau d’eau potable, et à qui le DG avait demandé un « droit de signature » (racket) avant de débloquer les décomptes.

Chose que l’entrepreneur avait dénoncé en appelant le numéro direct du Parquet. Nommé à la tête de la Radeef, en mars dernier, Hanafi Aboukir qui succédait à Youssef Laklalech avait auparavant présidé aux destinées de la régie d’Oujda.

Affaire à suivre…

L’Economiste