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Mauritanie : Déclarer l’état d’urgence pour sauver une jeunesse incomprise !

La jeunesse mauritanienne est en danger. Abdoulaziz Deme appelle à déclarer l'état d'urgence : emploi, éducation et justice sociale. Agir maintenant pour éviter l'exil et le désespoir.

Déclarer l’état d’urgence pour sauver une jeunesse incomprise !

Face au chômage de masse, à la précarité et au sentiment d’exclusion, l’observateur politique Abdoulaziz Deme tire la sonnette d’alarme. Il appelle les autorités à déclarer un véritable état d’urgence pour la jeunesse mauritanienne. Entre manque de perspectives et crise de reconnaissance, découvrez pourquoi le sursaut national ne peut plus attendre pour sauver l’avenir de la nation.

Il est temps de dire les choses sans détour : la jeunesse mauritanienne est en danger. Ce danger n’a rien d’abstrait ni d’exagéré. Il est réel, profond, silencieux et il menace l’avenir même de notre nation.
Face à cette situation, les discours convenus et les promesses sans lendemain ne suffisent plus. L’heure est venue d’un véritable sursaut national.

Il faut avoir le courage politique de déclarer un état d’urgence pour la jeunesse.
Car cette jeunesse, majoritaire dans notre population, demeure paradoxalement la grande oubliée des politiques publiques. Elle fait face à un chômage massif, à une précarité sociale grandissante et à un manque cruel de perspectives.

Chaque jour, des milliers de jeunes, diplômés ou non, se retrouvent livrés à eux-mêmes, sans accompagnement réel ni opportunités concrètes. Beaucoup sont ainsi condamnés à l’errance, à la résignation ou à l’exil.
Mais la crise que traverse notre jeunesse ne se limite pas à l’économie. Elle est aussi, et peut-être surtout, une crise de reconnaissance.
La jeunesse mauritanienne est incomprise. Ses aspirations sont ignorées, ses frustrations minimisées, ses colères mal interprétées.

On la décrit parfois comme impatiente, parfois comme désengagée, alors qu’elle cherche simplement sa place dans une société qui tarde à lui ouvrir ses portes.
Cette incompréhension nourrit un sentiment d’exclusion profond.
Et une jeunesse exclue, sans repères ni espoir, devient une jeunesse vulnérable : vulnérable aux dérives, à la radicalisation, à la délinquance ou à la fuite vers des horizons incertains.
Dès lors, il ne s’agit plus seulement d’un problème social, mais d’une véritable question de stabilité nationale.
Déclarer un état d’urgence pour la jeunesse ne doit pas être un slogan. C’est un engagement qui doit se traduire par des actions concrètes, immédiates et structurantes :
– Une réforme ambitieuse du système éducatif, alignée sur les réalités du marché du travail et les besoins stratégiques du pays
– Un plan massif pour l’emploi des jeunes, incluant un soutien réel à l’entrepreneuriat et à l’innovation
– La création d’espaces d’expression, d’écoute et de participation citoyenne pour la jeunesse
– Un investissement soutenu dans la culture, le sport et les initiatives locales
– Une politique de justice sociale déterminée à réduire les inégalités et à restaurer la confiance.
Il ne s’agit plus de faire de la jeunesse un simple thème politique parmi d’autres.
Il faut en faire la priorité nationale.
Car sans jeunesse, il n’y a pas d’avenir. Et avec elle, tout devient possible.
La Mauritanie ne manque pas de talents. Elle manque parfois de volonté collective pour les révéler et les accompagner. Il est encore temps d’agir. Mais demain pourrait être trop tard.
L’état d’urgence pour la jeunesse n’est pas une option.
C’est une nécessité.
Abdoulaziz DEME simple observateur politique.
Le 10 Mai 2026

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