Espagne : Amputer le Sahara de la carte du Maroc, ne satisfait pas le Polisario

Espagne : Amputer le Sahara de la carte du Maroc, ne satisfait pas le Polisario

Publié dans Yabiladi par Mohammed Jaabouk – Le 09/10/2022 à 21h43

Le Polisario n’est pas satisfait de la décision du gouvernement espagnol de rétablir la ligne séparant la carte du Maroc du Sahara. Le Front exige de l’exécutif présidé par Pedro Sanchez, de réviser son appui au plan marocain d’autonomie au Sahara occidental.

«Si l’Espagne veut corriger son erreur envers le peuple sahraoui, elle doit publiquement revenir sur sa position de soutien à l’occupation marocaine. Le gouvernement espagnol a causé beaucoup de dégâts avec sa position exprimée dans la lettre du président du gouvernement au roi du Maroc», a déclaré Oubi Bouchraya, représentant du Polisario auprès de l’Union européenne, dans une interview accordée, ce dimanche 9 octobre, à la chaîne algérienne d’information ALG24.

Il a estimé que Pedro Sanchez «est obligé de corriger cette grave erreur, en abandonnant publiquement ce tournant et le soutien explicite du gouvernement espagnol au plan d’autonomie du Maroc pour le Sahara occidental». Oubi a expliqué qu’en s’alignant sur les positions du royaume, Pedro Sanchez s’est écarté de la ligne traditionnelle suivie sur ce dossier par ses prédécesseurs et a abandonné «les responsabilités historiques, morales et juridiques de l’Espagne envers les droits du peuple sahraoui».

Pour rappel, l’Agence espagnole de coopération internationale et de développement (AECID), relevant de la tutelle du ministère des Affaires étrangères, a amputé le Sahara de la carte du Maroc. Une annonce faite, ce jeudi 6 octobre, par le département que dirige José Manuel Albares dans une réponse à une question écrite, posée il y a six mois par le sénateur Carles Mulet, du Parti Compromis.

Ce parlementaire, proche du Polisario, avait dénoncé, en avril dans une question écrite adressée au chef de la diplomatie, que l’AECID ait adopté une carte du Maroc intégrant le Sahara. Il avait alors parlé de «violation de la légalité internationale et de soumission» au Maroc.

Source : Yabiladi

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