Emmanuel Macron en Arabie saoudite, rencontre diplomatique sur fond de polémique

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Emmanuel Macron en Arabie saoudite, rencontre diplomatique sur fond de polémique

Le président français doit rencontrer Mohammed ben Salmane pour veiller à la « stabilité » dans le Golfe. Une visite vivement dénoncée par des ONG alors qu’une plainte a été déposée à Paris contre le prince héritier

Emmanuel Macron, le président français se rend à Jeddah ce samedi 4 décembre, sur la côte ouest de l’Arabie saoudite. Dans le cadre de sa tournée express dans le Golfe, il doit rencontrer Mohammed ben Salmane, le prince héritier et homme fort du royaume.

Le chef de l’État jugeait, la veille, cette rencontre avec l’Arabie saoudite, « premier pays du Golfe en termes de taille » nécessaire afin d’« œuvrer à la stabilité de la région ».

Le cas du Liban

Face au prince héritier, Emmanuel Macron entend plaider la cause du Liban qui connaît une crise diplomatique ouverte depuis octobre avec plusieurs États du Golfe, au premier rang desquels l’Arabie, qui avait gelé ses importations. Le président est très impliqué depuis un an pour aider le Liban à sortir de la pire crise socio-économique de son histoire.

Les relations entre Beyrouth et les États arabes du Golfe se sont tendues ces dernières années en raison de l’influence croissante du Hezbollah pro iranien. « La France a un rôle à jouer dans la région » a souligné le président français.

Visite contestée

La venue en Arabie saoudite du chef de l’État est très commentée. Emmanuel Macron est l’un des premiers dirigeants occidentaux à rencontrer Mohammed ben Salmane depuis l’assassinat en 2018 du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. L’image du prince héritier à l’international a été fortement ternie par cette affaire.

    Nous avons toujours été clairs sur le sujet des droits de l’Homme ou cette affaire

Mais cela « ne veut pas dire qu’on est complaisant », a-t-il assuré. L’ONG Human Rights Watch, a dénoncé visite vendredi dans un communiqué une visite qui va « rester comme une tache sur le bilan diplomatique d’Emmanuel Macron. » « Nous avons toujours été clairs sur le sujet des droits de l’Homme ou cette affaire », avait relevé le chef de l’État.

Dans le même temps, une plainte a été déposée à Paris avec constitution de partie civile visant entre autres le prince héritier pour financement du terrorisme. Les plaignants, des victimes de la guerre au Yémen, accuse l’Arabie saoudite d’avoir noué une « alliance » avec le groupe djihadiste Al-Qaida.

SudOuest.fr avec AFP