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8 Mars & Ramadan : Le Dr Mariem Dah mise sur l’éducation des filles | Rapide info

À l'occasion du 8 mars, la Première dame Dr Mariem Mohamed Fadel Dah lie autonomisation des femmes et stabilité nationale. Analyse d'un discours qui place l'éducation au cœur du développement de la Mauritanie.

Éducation des filles : Le « logiciel » de la nouvelle Mauritanie selon la Première Dame

Alors que les lampions du 8 mars s’allument en plein mois de Ramadan, un message fort s’est détaché des vœux de la Première dame, le Dr Mariem Mohamed Fadel Dah. Si l’autonomisation des femmes a été présentée comme un « choix national », c’est sur le terrain de la transmission et du savoir que se joue la véritable partie. En filigrane de son discours, une conviction s’impose : l’école est le premier lieu de la liberté.

Briser le plafond de verre dès les bancs de l’école

Pour le Dr Mariem Mohamed Fadel Dah, le succès des femmes dans l’administration, la santé ou la production n’est pas un miracle, c’est le fruit d’un parcours académique. En saluant les Mauritaniennes qui ont « prouvé leur capacité à réussir », elle rappelle que l’éducation n’est plus une option, mais le socle de la citoyenneté.

Pourtant, le défi reste de taille. Si l’accès à l’école primaire s’est généralisé, le maintien des filles dans le cycle secondaire et supérieur demeure le véritable combat. L’hommage de la Première dame sonne donc comme un appel à protéger ce parcours, pour que chaque jeune fille puisse envisager l’avenir avec la « confiance » évoquée dans son adresse.

L’éducation, rempart contre la précarité rurale

L’accent mis sur les zones rurales dans le discours n’est pas anodin. C’est là que l’analphabétisme et l’abandon scolaire frappent le plus durement les jeunes filles. En prônant des « possibilités de formation », la Première dame lie directement l’émancipation économique à l’acquisition de compétences.

« L’autonomisation n’est pas un slogan », martèle-t-elle.

Traduisez : sans instruction, pas d’accès aux financements ; sans formation technique, pas de coopératives agricoles performantes. L’éducation est ici présentée comme l’outil qui transforme une survie précaire en un projet de vie structuré.

La mère, première éducatrice de la nation

En évoquant la construction d’une « famille soudée » et d’une « société solidaire », le Dr Mariem Mohamed Fadel Dah souligne subtilement le rôle multiplicateur de l’éducation des femmes. Une femme instruite est une mère qui scolarise ses enfants, créant ainsi un cercle vertueux pour la nation. C’est ce « rôle central » qui fait de la Mauritanienne le pivot de la stabilité future.

Un engagement pour la justice sociale

La promesse de l’État de soutenir la présence des femmes aux postes de décision passe inévitablement par une politique éducative inclusive. L’égalité des chances, mentionnée dans le discours, commence par une salle de classe où la petite fille de l’Adrar ou du Trarza dispose des mêmes manuels et des mêmes ambitions que son homologue masculin.

Conclusion : Le savoir comme héritage

En concluant son message par un souhait de force et d’autonomie, la Première dame fixe un cap. Ce 8 mars, derrière la spiritualité du Ramadan, c’est un plaidoyer pour l’esprit qui a été lancé. Car si l’autonomisation est le moteur du développement, l’éducation en est indiscutablement le carburant.

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