Dialogue politique en Mauritanie : El Insaf appelle à une réforme du système démocratique
Le parti El Insaf estime que le dialogue politique lancé par le président Ghazouani est une opportunité majeure pour réformer le système démocratique, électoral et renforcer la gouvernance en Mauritanie.

Dialogue national : El Insaf souligne une opportunité pour refonder le système démocratique
Le premier vice-président du parti El Insaf, Mohamed Yahya Ould Horma, a réaffirmé que le dialogue politique initié par le président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, vise avant tout une révision en profondeur du système démocratique mauritanien, incluant le système électoral, le code électoral et la loi relative aux partis politiques.
Dans une interview accordée à l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), il a indiqué que le champ du dialogue s’est progressivement élargi pour englober l’ensemble des questions majeures touchant au destin du pays, telles que l’unité nationale, la cohésion sociale, la gouvernance, la lutte contre la corruption et le népotisme, ainsi que les enjeux liés à la sécurité et à la stabilité.
Mohamed Yahya Ould Horma a rappelé que l’appel au dialogue, lancé il y a plus de dix mois, s’est accompagné de la désignation d’un coordinateur national chargé de consulter les formations politiques et de recueillir leurs propositions, lesquelles ont largement convergé autour des mêmes priorités nationales.
Selon lui, ce dialogue se distingue des précédents par son caractère participatif et par une préparation technique approfondie, reposant sur les contributions directes des partis politiques. La phase de synthèse des propositions étant achevée, le processus entre désormais dans sa phase opérationnelle, après accord sur les mécanismes, les thèmes et les parties prenantes.
Il a enfin précisé que si la participation est pour l’instant limitée aux formations politiques, d’autres acteurs, notamment la société civile et des personnalités indépendantes, seront associés ultérieurement. Un organe supérieur de pilotage, composé de manière paritaire entre majorité, opposition, société civile et indépendants, devrait encadrer le déroulement du dialogue et superviser la mise en œuvre de sa feuille de route.



