Des femmes « auxiliaires vétérinaires » formées par le PRAPS Mauritanie

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Des femmes « auxiliaires vétérinaires » formées par le PRAPS Mauritanie au niveau de la wilaya de l’Assaba

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Fatima, Aïcha, Loghaya, Marième, et Aminata figurent parmi les rares blouses blanches féminines  que l’on rencontre dans le milieu vétérinaire… surtout au niveau de la wilaya de l’Assaba, l’une des grandes régions  agropastorales de la Mauritanie.

Ces femmes auxiliaires spécialisées vétérinaires, qui  ont été formées (ou recyclées) par le PRAPS  dans le cadre du volet « diversification des revenus des ménages pastoraux »  de la Composante 4 du projet,  ne semblent aujourd’hui guère désœuvrées : «Nous ne chômons pas, car il y a toujours des animaux qui ont des problèmes de digestion, de fracture, de mise à bas, ou de maladies que nous devons soigner», explique Fatima.

Ainsi, pendant les six mois que durent souvent la campagne nationale de vaccination du cheptel en Mauritanie, ces auxiliaires vétérinaires d’un « autre genre » travaillent à plein temps, sillonnant plusieurs localités de la wilaya de l’Assaba avec les équipes de vétérinaires de la  Délégation régionale du Ministère de l’Élevage.

Selon Kalidou Kamara, Inspecteur de l’Élevage au niveau de la Délégation régionale de Kiffa, «pour répondre aux exigences genre du projet PRAPS, nous formons de plus en plus de jeunes femmes  à la vaccination et aux soins vétérinaires. Et très souvent c’est elles-mêmes qui choisissent de se former dans cette spécialité».  C’est justement  le cas de Fatima Mint Didi, Aïcha Mint Rajel Samba, Loghaya Mint Moustapha, Marième Fall et Aminata Sow.

Les quatre femmes auxiliaires vétérinaires qui ont participé à plusieurs sessions de formations sur la thématique de l’amélioration de la santé animale, organisées par le PRAPS-MR, au cours des deux dernières années, semblent aujourd’hui bien épanouies, et prêtes à élargir davantage leurs compétences…même si le regard des autres est encore pesant : «Nos familles et même nos amies trouvent bizarres que nous ayons choisi le métier d’agents auxiliaires vétérinaires. En réalité, nous avons aimé ce métier et nous souhaiterions bénéficier davantage de formations pour accroître nos connaissances », souligne Aïcha.

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Source : PRAPS